Rugby: Comment les Bleus suivent le Top 14 depuis la Nouvelle-Zélande

COUPE DU MONDE DE RUGBY Pas facile de regarder les matchs du Top 14 avec un décalage horaire de dix heures...

Alexandre Pedro à Auckland

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Les joueurs de l'équipe de France de rugby dans le hall de leur hôtel, le 1er septembre 2011 à Takapuna.
Les joueurs de l'équipe de France de rugby dans le hall de leur hôtel, le 1er septembre 2011 à Takapuna. — F.Fife / AFP

De notre envoyé spécial à Auckland,

Le rugby est  un sport qui a de quoi rendre schizophrène.  Alors qu’ils dorment, mangent et vivent Coupe du monde, les joueurs de l’équipe de France n’oublient pas qu’ils ont laissé un club à 20.000km de la Nouvelle-Zélande. Depuis leur repère de Takapuna, ce cher Top 14 leur paraît à la fois si proche et si loin. «Heureusement qu’on a inventé internet, sourit l’habituel talonneur du Stade Français  Dimitri Szarzewski. Je discute sur Skype avec mes partenaires à Paris pour savoir ce qui passe là-bas. Je lis aussi la presse pour me tenir au courant, avec le décalage horaire c’est compliqué de se lever en pleine nuit pour regarder les matchs.»

Leader par procuration avec le Racing-Metro, Fabrice Estebanez a eu l’occasion de trouver un résumé vidéo  de la victoire de ses nouveaux partenaires contre Perpignan. «J’avoue aussi que j’ai aussi regardé des images de Brive», concède celui qui a passé quatre saisons en Corrèze.

Heymans expert en streaming

Les Toulousains ont plus de chance. Lundi matin, ils ont pu voir calés au fond de leur lit la victoire de leurs copains à Lyon lors du match du dimanche soir du Top 14. «Je me suis réveillé pour regarder la fin  de la rencontre», avoue Jean-Baptiste Poux. Gros consommateur de rugby devant sa télé, le pilier a trouvé son bonheur avec Rugby Channel qui diffuse un match du championnat de France par journée. Pour les autres rencontres, il reste la solution du streaming. Quand la liaison internet de l’hôtel ne déconne pas trop.  Chez les Bleus, il y a les spécialistes  comme Cédric Heymans habitué à surfer sur les moteurs de recherches pour trouver le bon lien et un William Servat plus balbutiant dans ce domaine. «Je ne sais pas comment ça marche, mais si on me montre je veux bien m’y mettre», glisse le Toulousain.

Pour le Perpignanais Nicolas Mas, rien ne remplace la bonne vieille communication à l’ancienne et par téléphone. «Mon cousin me tient au courant des résultats – qui ne sont pas très fameux – et me fait un résumé des matchs. Après, j’évite de troc me tracasser avec les résultats de l’Usap.  De toutes façons, je ne peux pas y faire grand-chose depuis ici.» Abonné aux alertes du site de l’AS Clermont, Julien Pierre avait déjà prévenu ses coéquipiers restés en Auvergne. «Je leur ai dit ne de pas m’attendre et  que je reviendrais le plus tard possible.» Après le 23 octobre date de la finale de la Coupe du monde?

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