une équipe de france sans étincelles

bertrand volpilhac

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A l'image d'Adil Rami, les Bleus ont eu les plus grandes peines à déstabiliser les Roumains.
A l'image d'Adil Rami, les Bleus ont eu les plus grandes peines à déstabiliser les Roumains. — S. NENOV / REUTERS

C'est un paradoxe inquiétant : plus les Bleus se rapprochent de la qualification à l'Euro, moins ils offrent de certitudes dans leur jeu. Brouillons et inoffensifs face à la Roumanie hier, les hommes de Laurent Blanc ont assuré l'essentiel en ramenant le point du nul (0-0), qui leur permet de garder la main et un point d'avance sur la Bosnie, dominatrice de son côté de la Biélorussie (1-0). Voilà pour le résultat. Pour la manière, on repassera.
Modifiée en profondeur par rapport au match en Albanie vendredi (1-2), l'équipe de France, sans Nasri ni Malouda, n'a jamais réussi à combiner autour d'un Benzema disponible et d'un Ribéry volontaire. La faute à un milieu de terrain Cabaye-Martin trop timide, et surtout au champ de patates abject de la National Arena de Bucarest.

Une pelouse lamentable
Pourtant largement dominateurs, les Bleus ont trébuché sur une pelouse impraticable et n'ont jamais déstabilisé la défense bien regroupée des Roumains, mis à part sur une frappe lointaine de Cabaye en début de seconde mi-temps et un joli dribble mal conclu par Ribéry (67e). Et ils peuvent même remercier Hugo Lloris, impeccable sur les deux uniques tentatives roumaines, d'avoir conservé ce résultat précieux. Et peut-être décisif pour filer à l'Euro, à condition de battre l'Albanie dans un mois à Paris, puis d'assurer face à la Bosnie. Encore faudra-t-il montrer autre chose sur le terrain.

l'italie déjà qualifiée

Après l'Allemagne, c'est une autre grande nation du football qui s'est qualifiée pour l'Euro 2012 : l'Italie. Les Transalpins ont dominé la Slovénie (1-0). Les Néerlandais, qui ont battu la Finlande (0-2), ne sont plus très loin non plus de l'objectif. A noter la surprenante et large victoire de l'Arménie en Slovaquie (0-4).