wendy obein, une aubaine pour le NLA

David Phelippeau

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« Je suis sûre que je vais prendre plus de plaisir à jouer en D2 qu'en D1 », affirme la gardienne Wendy Obein.
« Je suis sûre que je vais prendre plus de plaisir à jouer en D2 qu'en D1 », affirme la gardienne Wendy Obein. — F. elsner / 20minutes

Le hasard fait souvent bien les choses. En mai dernier, Wendy Obein, qui vient d'achever une saison avec le club de Saint-Sebastian (D1 espagnole), est en quête d'un club en France. Au détour d'une conversation téléphonique avec son amie Diane Kleiber (joueuse du NLA), elle apprend que le Nantes atlantique handball (promu en D2) cherche une gardienne de but... Elle prend contact très vite avec Stéphane Moualek, le coach nantais. « Et là, il me dit qu'il était en train de chercher mes coordonnées pour m'appeler », se souvient la jeune femme aux yeux couleur bleu azur.
Avant de signer à Nantes, Wendy s'assure que son ami, rugbyman de Fédérale 1, trouve, lui aussi, un club... Très vite, Saint-Nazaire se manifeste et s'attache les services du jeune homme. Une aubaine pour les deux tourtereaux et surtout pour Wendy, qui n'a jamais caché son mal du pays lors de son passage en Espagne. « J'étais toute seule là-bas, la distance pendant un an a été dure. » Car pour s'épanouir sur le terrain, Wendy a besoin de se sentir bien en-dehors. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle restera fidèle au club de Fleury-les-Aubrays (D1) pendant six années.
Après quelques semaines à Nantes, la jeune femme de bientôt 25 ans ne regrette pas son choix. « Je me sens bien ici. L'ambiance dans l'équipe est géniale .» Sa concurrence avec Cécile Nicolas au poste de gardienne de but n'en est pas une. « A cette place, c'est souvent un peu chacun pour soi. Avec Cécile, on s'aide, on se donne des conseils… On est amis tout simplement. » Elle s'accommode aussi du fait qu'elle va découvrir pour la première fois la D2. « Il y a deux ou trois ans, ça m'aurait freinée. Mais le haut niveau, j'ai vu ce que c'est. Je suis sûre que je vais prendre plus de plaisir à jouer en D2 qu'en D1… »
Wendy est une épicurienne. Elle prend tout ce qui vient et accepte avec philosophie ce qui ne vient pas. Deux fois, elle reste ainsi à la porte de l'équipe de France avant une grande compétition internationale. « C'était un bonus pour moi d'y être déjà présélectionnée [avec Valérie Nicolas entre autres]. L'équipe de France n'a jamais été un objectif pour moi. Je préfère être heureuse dans ma vie. » Au NLA, Wendy Obein a vraiment tout pour l'être.