Coupe du monde 2011: L'anti-fiche de la Russie

RUGBY La présentation décalée des 20 équipes présentes en Nouvelle-Zélande...

B.V.

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Le deuxième ligne russe Andreï Ostrikov face à la Roumanie, en 2009
Le deuxième ligne russe Andreï Ostrikov face à la Roumanie, en 2009 — B.CRISTEL/REUTERS

LE CV EXPRESS

En terme de Coupe du monde de rugby, les Russes sont encore puceaux. Qualifiés pour la première fois grâce à leur deuxième place lors du dernier championnat d’Europe des Nations (entendez par là le Six Nations des équipes de deuxième division), les «Ours» vont découvrir le très très haut niveau. Et on leur prédit l’enfer. 19e nation au classement IRB, les joueurs de Nikolay Nerush ont surtout l’objectif de battre les Etats-Unis, 18e au classement IRB et seul adversaire jouable pour les Russes. «Ce sera notre finale à nous», explique d’ailleurs le coach des Ours.  

 

LEUR PROGRAMME

Russie – Etats-Unis, jeudi 15 septembre, 9h30, à New-Plymouth

Russie – Italie, mardi 20 septembre, 9h30, à Nelson

Russie – Irlande, dimanche 25 septembre, 8h, à Rotorua

Russie – Australie, samedi 1 octobre, 5h30, à Nelson

TROIS BONNES RAISONS DE LES SUIVRE

Parce qu’un match Etats-Unis – Russie, quel que soit le sport, ça sent toujours la poudre. Une histoire de missiles, et de Cuba, aussi.

Parce qu’une équipe qui joue son premier match de Coupe du monde mérite toujours qu’on s’intéresse à elle, au moins jusqu’à ce que l’Italie lui roule dessus.

Parce qu’avec un peu de chance, vu le gabarit de leurs avants et la culturelle prédominance de la mêlée dans le jeu des pays de l’Est (Géorgie, Roumanie), on peut toujours rêver de voir nos Ours dégommer les Australiens en mêlée. Ca, ce serait une bonne tranche de rigolade.

LA SPECIALITE LOCALE

A l’instar d’un Fabien Barcella qui a l’habitude de s’enfiler un petit cul sec de Synthol avant les matchs histoire de se donner du courage, on se pose la question de savoir si les Russes vont faire de même avec la vodka.

L'ENNEMI PRÉFÉRÉ

Les Georgiens, qui ont l'habitude de ferrailler avec leurs collègues du Nord-Est de l'Europe.

LE MEC QUI GAGNE A ETRE CONNU

Andreï Ostreikov. Comme son collègue Vasily Artemiev (à Northampton), le deuxième ligne de 24 ans s’exporte en Angleterre. Formé à Aurillac, ce beau bébé d’1m98 pour 113 kilos a signé récemment à Sale, pour deux saisons. «André est un mec grand et extrêmement athlétique qui a été très bien coaché en France», s’enthousiasme Steve Diamond, chef du sport de Sale.

LE PRONO DE LA REDAC

Les Russes vont souffrir. Malgré quelques beaux enchaînements contre les Etats-Unis, les Ours vont saigner dur pendant tout ce mondial. Et repartir avec quatre lourdes défaites.