Coupe du monde 2011: L'anti-fiche des Samoa

RUGBY La présentation décalée des 20 équipes présentes en Nouvelle-Zélande...

B.V.

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Quatre samoans essaient de stopper l'anglais Tony Flood, le 20 novembre 2010
Quatre samoans essaient de stopper l'anglais Tony Flood, le 20 novembre 2010 — T.MELVILLE/REUTERS

LE CV EXPRESS

Dans le triptyque Fidji-Tonga-Samoa, les hommes en bleu des îles se trouvent hiérarchiquement au milieu. Moins complets que les Fidji, plus solides que les Tonga, les Samoans n’ont pour l’instant jamais réussi à percer en Coupe du monde. Sauf en 1995, où après avoir battu l’Italie et l’Argentine, sous l’impulsion de leur légendaire capitaine Brian Lima, seul joueur à avoir joué cinq Coupe du monde (91-95-99-03-07), les Samoans se sont qualifiés pour les quarts de finale avant d’exploser face à l’Afrique du Sud (42-14). Plus récemment, l’équipe de Fuimaono Titimaea, composée en grande partie de joueurs titulaires en Europe (Ti’i Paulo à Clermont, Josefa Tekori à Castres, Alesana Tuilagi à Leicester…) s’est imposée en amical face à l’Australie (32-23) à Sydney. De quoi donner du courage, même si sortir de cette poule D très relevée tiendrait du miracle.


LEUR PROGRAMME


Namibie – Samoa, mercredi 14 septembre, 4h30, à Rotorua

Pays de Galles – Samoa, dimanche 18 septembre, 5h30, à Hamilton

Fidji – Samoa, dimanche 25 septembre, 5h30, à Auckland

Afrique du Sud – Samoa, vendredi 30 septembre, 10h30, à Auckland

TROIS BONNES RAISONS DE LES SUIVRE

Parce qu’ils ont une sacrée équipe. Tout simplement. Avec Pisi, Alesana Tuilagi, Tagicakibau ou So’oialo, les Samoans ont de quoi envoyer du jeu, beaucoup de jeu. Et comme l’habituelle faiblesse des équipes des îles, le cinq de devant, n’en est plus vraiment une, en témoigne la victoire en Australie, ils ont de quoi créer la surprise.

Parce que le match contre les Fidji peut entrer dans l’histoire. Entre les deux équipes les plus spectaculaires et joueuses du monde, et dans un duel fratricide en mode «règlement de compte pour le trône des îles du Pacifique», il y a moyen d’assister à quelque chose de très spécial. Seul problème, ce sera un dimanche à 5h30 du matin. Juste en rentrant de boîte, en somme.

Parce qu’il y aura bien un attentat scandaleux pendant cette Coupe du monde. Oui, les Samoans sont assez réputés pour plaquer très (trop) haut. Genre au niveau du cou, et à l’épaule.

LA SPECIALITE LOCALE

Le Haka Samoan. Réputé pour être encore plus impressionnant que celui de ces guignols d’All Blacks.

LE MEC QUI GAGNE A ETRE CONNU

Josefa Tekori. La montagne du Castres Olympique n’est pas un super joueur juste parce qu’il pèse 122 kilos pour 1m96. Mais aussi parce qu’il court vite, sait prendre les intervalles, joue après contact et n’hésite pas à mettre la tête dans les rucks. Ce qui compte, quand même, pour un deuxième ligne.

L'ENNEMI PRÉFÉRÉ

Fidjiens et Tongiens, frères d'armes du rugby des îles.

LE PRONO DE LA REDAC

Les Samoans ne vont pas passer les poules. Désolé mais c'est comme ça. Faciles vainqueurs des Namibiens, les Samoans vont perdre d'un point face au Pays-de-Galles, sur un pénalité à la dernière minute de Stephen Jones. Cruel rugby. La suite n'est qu'une sale histoire: un essai accordé après vidéo à Nalaga - dont on parlera encore dans un siècle dans les îles - donne la victoire au Fidji au troisième match. Eliminés, les Samoans explosent en vol contre l'Afrique du Sud, et repartent avec 50 pions dans la valise.

BONUS MUSICAL 

Le Rap samoan. Ça se passe de commentaire.