« assumer notre statut »

Recueilli par David Phelippeau

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Attendu au tournant. Le HBC Nantes s'immisce peu à peu dans la cour des grands. Thierry Anti, l'entraîneur, sait que le plus dur débute pour sa formation.

Quel bilan tirez-vous du Trophée des champions à Monaco ce week-end (Nantes a fini dernier) ?
On a toujours été bien présents dans les matchs, surtout contre Montpellier (revers 32-27). Pour moi, on les a plus inquiétés que Chambéry. Je suis content de voir que dans les duels notre défense n'a pas reculé. C'est la première fois que j'ai senti les joueurs aussi impliqués dans la stratégie à adopter pour jouer une équipe comme ça. Et de ça, il faudra absolument s'en souvenir.
Vous avez été dur avec le Suédois Kim Ekdahl du Rietz...
C'est la seule déception. Il ne nous a pas grandement aidés sur le tournoi. Elle est où la super star dont tout le monde nous parle ? Le jeune Camarero, il a mieux joué que lui ! Ce n'est pas un Karabatic, pas un Accambray. Ce n'est pas un joueur majeur pour le moment.
Sentez-vous que le « H » va être davantage attendu cette saison ?
Le regard du milieu du handball a changé. Il a mesuré que Nantes a progressé très vite et qu'il est dans le cercle des meilleurs clubs français, avec encore un peu de fragilité… La plupart des gens se disent qu'on a une équipe solide qui peut se rapprocher de la troisième place… Moi, je leur dis : “du calme, du calme !”Ce championnat va être très difficile.
Nantes fait peur, selon vous ?
On a été l'équipe surprise. Aujourd'hui, on commence à être redoutée. Redoutée par les plus forts oui. Mais il va falloir aussi assumer ce statut à l'extérieur contre les plus petites équipes. Tout le monde va vouloir croquer Nantes. C'est plus facile de croquer Nantes que Chambéry ou Montpellier… Si tu veux te faire de la pub maintenant, tu tapes plutôt Nantes ou Dunkerque que Nîmes ou Tremblay-en France.