La semaine à ne pas rater pour le CNM

Sandrine DOMINIQUE

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Le coach Petar Kovacevic et le manager Armand Mikaelian donnent les consignes.
Le coach Petar Kovacevic et le manager Armand Mikaelian donnent les consignes. — P. Magnien / 20 minutes

Samedi, poloïstes et nageurs du CNM célébreront les 90 ans du club. Un anniversaire qui devrait faire date, à condition que l'équipe de water-polo marseillaise ne rate pas son entrée en Ligue des champions cette semaine avec six matchs à disputer en cinq jours.
Un gros programme que le Cercle des Nageurs de Marseille n'a pas vraiment préparé de la meilleure des façons. En cause, les matchs de l'équipe de France qui ont privé le CNM de ses internationaux, mais aussi la lourde suspension du coach marseillais – et sélectionneur tricolore – Petar Kovacevic (24 mois de suspension, dont 18 mois ferme pour avoir poussé un arbitre lors de la finale du championnat de France en mai dernier). « Les joueurs ont été décontenancés par cette décision », note le manager Armand Mikaelian.

La poule de la mort
Heureusement pour le Cercle, la Fédération a fait machine arrière en appel. Kovacevic peut à nouveau entraîner les Bleus et ne sera finalement suspendu que 9 matchs en championnat. « Cela a redonné confiance aux joueurs et la semaine dernière ils ont pu faire du bon travail », poursuit Mikaelian. Il faudra au moins ça pour ingurgiter le copieux menu qui les attend lors de ce 1er tour de poule européen.
Avec Belgrade (Serbie), Zagreb (Croatie), Moscou (Russie), Galatasaray (Turquie), Schuurman (Pays-Bas, match ce soir à 19 h 15) et Oradea (Roumanie), les Phocéens ont hérité de la poule de la mort. « Chacune des équipes représente le cœur de sa sélection nationale, précise Armand Mikaelian. Tout le monde peut terminer dans les quatre premiers du groupe et se qualifier pour le 2e tour de poule. » Les Phocéens se consoleront en disputant tous les matchs cette semaine à domicile. Un avantage conséquent « pour la récupération parce qu'en jouant six matchs en cinq jours, physiquement ce ne sera pas facile, assure le manager. Le banc aura aussi toute son importance. Pour tenir le rythme, il faudra insister sur le collectif. »