Foot - L1: Racing : ne pas craquer si près du but

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Une occasion en or. A six journées de la fin du Championnat, les hommes de Jacky Duguépéroux vont bénéficier d'une opportunité rare,

demain soir au stade du Ray (20 h). S'ils s'imposent contre Nice et que dans le même temps Troyes (17e) ne bat pas le leader lyonnais, les Alsaciens quitteront leur position de relégable pour la première fois depuis plus de six mois. Autant dire une éternité. « C'est usant d'être dans la zone rouge. Mais le fait de se rapprocher ne doit pas provoquer une décompression, alerte le latéral droit Yves Deroff, capitaine en l'absence de Guillaume Lacour et de Jean-Christophe Devaux. Il ne faut pas se démobiliser. »

« Ce serait dommage de lâcher maintenant, renchérit l'entraîneur Jacky Duguépéroux. Pour s'en sortir, il faudrait réaliser une série de plusieurs victoires consécutives. Heureusement que Troyes connaît un passage à vide [onze matchs sans victoire], sinon on ne serait plus dans le coup. » Metz (19e) et Ajaccio (20e) en ont aussi profité. Ils pointent respectivement à trois et cinq longueurs de l'Estac, et restent donc une menace pour les Racingmans. Ces derniers entendent faire perdurer sur la Côte d'Azur – où l'OGCN n'a plus perdu depuis le 5 novembre – leur paradoxe en L1 : celui d'être plus efficace à l'extérieur (13 points pris en 15 matchs) qu'à la Meinau (14 points mais en 17 matchs).

Strasbourg table aussi sur une possible démobilisation des Niçois (10es), qui auront peut-être l'esprit déjà tourné vers leur finale de Coupe de la Ligue, le 22 avril contre Nancy. « Quand une équipe s'apprête à disputer une finale, tous les joueurs veulent se montrer à leur avantage pour être titulaire au Stade de France », se méfie néanmoins Duguépéroux.

Jérôme Sillon