Mourinho au PSG: Pourquoi le transfert attendra au moins un an

FOOTBALL Selon les catalans, l'entraîneur du Real Madrid pourrait rejoindre le club la saison prochaine, pas avant...

R.S.

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REUTERS/Andrea Comas

Deux médias catalans lancent une rumeur à quelques heures de la fin du mercato et c’est toute la Ligue 1 qui s’emballe. Mourinho à Paris en 2012? Pourquoi pas. Pour le nouvel actionnaire du PSG, l’entraîneur du Real a la tête de l’emploi. Il serait même son premier choix. Mais pour l’instant, il y a quelques blocages. Voilà pourquoi l’arrivée du «Mou» attendra.

Une information catalane. En matière de rumeurs de transferts espagnols, la source n’est pas un élément anodin. Dans le cas présent, il s’agit d’une télévision catalane, TV3, relayée dans la foulée par un journal catalan, El Mundo Deportivo. Deux médias pro-Barça. La chaîne de télévision cite des propos qu’aurait tenus le président du FC Porto lors de la dernière Supercoupe d’Europe à Monaco au sujet de son ancien coach. L’information a été rapidement démentie par Mourinho, qui n’a pas été le premier à remettre en cause sa crédibilité. La presse espagnole étant clairement partisane, les tentatives de déstabilisations sont courantes entre médias pro-Barça et pro-Real. Surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir du «Special One».

Une incompatibilité avec Leonardo. Dans un organigramme dominé par Leonardo, quelle place occuperait José Mourinho au PSG? Sûrement pas celle d’Antoine Kombouaré aujourd’hui, dont les prérogatives se limitent au terrain. En matière de recrutement et de politique sportive, le mercato a prouvé que le coach kanak n’avait pas la main sur les transferts, chapeautés par Leonardo. La cohabitation des deux hommes semble improbable. Une arrivée de Mourinho en 2012 conditionnerait donc un départ du directeur sportif parisien. De la même manière, le «Mou» a déjà eu la peau de Jorge Valdano au Real.

Il aurait déjà pu signer. José Mourinho l’avait déjà confié dans une longue interview à L’Equipe. Entraîner Paris un jour serait un beau défi pour lui. «Quand je choisis mes clubs, je me préoccupe toujours, en premier, de ma famille. Qu'elle soit dans une jolie ville pour se sentir heureuse. Pour l'instant, nous avons vécu à Londres, Milan, Madrid. Objectivement, Paris entre dans cette catégorie. Le problème se situe juste au niveau du football.» Voilà donc le hic. Pour l’instant, Paris a de l’ambition. Pas encore de résultats pour jouer les premiers rôles. Selon L’Equipe, les dirigeants qataris auraient déjà proposé le poste au Portugais qui aurait décliné l’offre. Le jour où le club sera installé au sommet de la L1 et assuré de disputer la Ligue des champions, il sera temps de reprendre les négociations.