Poko, dernière recrue du mercato de la gratuité

— 

Maurice-Belay s'est déjà imposé.
Maurice-Belay s'est déjà imposé. — R.Duvignau/Reuters

Trois recrues, aucune euro dépensé en transfert : les Girondins auront battu des records de sagesse, cet été. Alors que le marché s'est joliment emballé hier, ils n'auront profité de cette ultime journée que pour faire signer un premier contrat professionnel au jeune Gabonais Poko (18 ans), remarqué lors d'un match amical perdu face à sa sélection (0-1) la saison dernière et conseillé par Gernot Rohr.
« Il peut jouer à tous les postes du milieu de terrain, affirme sur le site officiel du club l'ancien entraîneur bordelais et actuel sélectionneur gabonais. Engagé pour trois ans, le nouveau numéro 17 bordelais vient donc renforcer un secteur déjà bien fourni, notamment grâce aux deux autres recrues de l'été, Nicolas Maurice-Belay (Sochaux) et Landry Nguemo (Nancy). En fin de contrat dans leurs anciens clubs, ces deux-là ont en outre le mérite de s'être rendu immédiatement indispensables. Nicolas de Tavernost n'avait d'ailleurs pas attendu plus d‘un match de L1 pour souligner que « les choix sportifs faits par le club semblent performants. »
« Nguemo était libre, mais ça ne veut pas dire que son salaire était un niveau SMIC », a de son côté lâché le président Jean-Louis Triaud, lassé d'entendre suggérer que Bordeaux n'avait plus les moyens de ses ambitions. Son principal actionnaire, lui, n'hésite pas à afficher le masque de la rigueur après avoir laissé partir quelques cadres aux émoluments confortables (Diarra, Fernando, Wendel, Ramé) : « Le budget est restreint parce qu'il y a un déficit, et il est hors de question de vivre avec. Il faudra faire avec cet effectif. »