Coupe du monde: Les Bleus débarquent retardés et fatigués à Auckland

RUGBY Le XV de France est arrivé ce mercredi à Auckland après trois escales et près de 24 heures de vol…

Alexandre Pedro

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Les joueurs du XV de France de rugby à leur arrivée à l'aéroport d'Auckland le 31 août 2011.
Les joueurs du XV de France de rugby à leur arrivée à l'aéroport d'Auckland le 31 août 2011. — N.Marple / REUTERS

De notre envoyé spécial à Auckland,

Même avec le confort douillet d’une première classe, un Paris-Auckland marque son rugbyman. Partis de Roissy lundi à 17H30, les joueurs du XV de France et leur encadrement ont débarqué à l’aéroport d’Auckland mercredi à 13H40 heure locale, et avec deux valises en plus. Deux valises sous les yeux. Les héros sont peut-être fatigués mais disposent déjà d’une cinquième colonne à Auckland où 300 ressortissants français attendaient (parfois depuis plus de deux heures) leur arrivée entre une Marseillaise et un paquito géant pour passer le temps.

Pressés de regagner leur camp de base de Takapuna et de se dégourdir les jambes avec un premier entraînement, les Bleus ne s’attardent pas plus que cela auprès du public et des médias. Plus frais ou disponible qu’un Marc Lièvremont qui a filé droit au bus, Emile Ntamack résume bien le sentiment général des troupes. «On a fait un long, long voyage. Très long, arrive tout de même à sourire l’entraîneur en charge des arrière. On a un peu traîné dans les escales et il me tarde d’aller prendre une douche.» Ce n’est pas Julien Pierre qui va dire le contraire. «On avait interdiction de dormir entre Londres et Dubaï. A l’aéroport de Dubaï, on n’était pas beau à voir», balance le deuxième-ligne de Clermont.  

Szarzewski s’attendait à de la neige

Si le plan de jeu des Bleus passe parfois pour indéchiffrable, alors que dire de ce plan de vol qui a trimbalé les coéquipiers de Thierry Dusautoir entre Londres, Dubai et Sydney pour une escale technique. Alors qu’à ses côtés David Skrela assure la communication en anglais dans le texte avec les nombreux journalistes  néo-zélandais, Dimitri Szarzewski retient d’abord l’accueil local entre danse maorie, le sourire de Miss Auckland et le haka de rigueur. «On est très heureux d’être arrivé en Nouvelle-Zélande. On s’attendait à voir de la neige et on a du soleil», savoure le talonneur dont les dernières informations météos doivent remonter à la première quinzaine d’août.

Le Parisien et ses copains vont bien avoir le temps de se faire aux conditions météorologiques changeantes du printemps néo-zélandais, le premier match n’est que le 10 septembre prochain contre le Japon. D’ici-là, les valises auront disparu des visages.