Waldemar Kita et Landry Chauvin en guerre ouverte

David phelippeau

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Le président Waldemar Kita et l'entraîneur Landry Chauvin ne semblent pas regarder dans la même direction.
Le président Waldemar Kita et l'entraîneur Landry Chauvin ne semblent pas regarder dans la même direction. — F. Elsner / 20minutes

La partie de ping-pong n'aura duré qu'un échange. Assez pourtant pour mettre au jour un conflit latent depuis déjà plusieurs semaines. Au cœur de la mésentente : la gestion du dossier Vainqueur (parti au Standard de Liège). « On ne peut pas me parler d'ambition et se séparer de l'un des éléments essentiels du groupe, tonnait le coach, dimanche matin. Il ne faut pas que l'on me demande de monter, et le faire croire aux supporters, alors que Vainqueur s'en va… » Hier, chez nos confrères de Ouest-France, le président Kita s'est dit « déçu de sa phrase ». « J'avais été clair dès le début. Vainqueur, comme Ndy Assembe et Djordjevic, disposait d'un bon de sortie. » Un président qui explique aussi qu'il a proposé deux joueurs de Ligue 1 dans l'optique d'un départ de Vainqueur. « Si après, on me dit que je n'ai pas d'ambitions, ça me pose un problème… »
Le désaccord entre les deux hommes va au-delà du cas Vainqueur. Au club, Landry Chauvin ne dissimule plus son ras-le-bol de travailler avec un président qui agit dans son dos sans l'en avertir. « Il n'a pas l'impression de tout maîtriser », explique un salarié. L'ex-coach de Sedan a même confié ses difficultés à Furlan, ex-coach du FCN. Pour ne rien arranger, Ziani, avec qui il s'entendait bien, a démissionné. Chauvin est désormais en prise directe avec Kita, le « tampon » Ziani ayant disparu… En mettant en cause la gestion de Kita, dimanche, Chauvin a officialisé le conflit qui l'oppose à son président. Se protège-t-il en cas d'échec futur ? Ou, par dépit, est-il en train de « saborder » son avenir au club ? En attendant, ses agents lui cherchent déjà une destination au cas où…