Mondiaux de judo: Le Paris intime de Teddy Riner

JUDO Dans la capitale, le judoka français combat à domicile...

Romain Scotto

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Le judoka français Teddy Riner, en janvier 2011, à Paris.
Le judoka français Teddy Riner, en janvier 2011, à Paris. — A.REAU/SIPA

A Paris, Teddy Riner est chez lui. Le triple champion du monde des lourds y est né, y vit toujours et avoue une passion pour sa ville. «Tout se passe ici, il y a les plus belles choses pour moi. Je ne regrette pas d’être ici même si parfois on me lance des petites piques comme quoi je ne suis pas quelqu’un de la nature et que j’ai peur des bêtes.» A Bercy, il combattra à domicile dans une salle qu’il connaît comme sa chambre. A l’image de ses lieux préférés dans Paris.

La place Clichy pour les loisirs

«J’adore aller au cinéma de la place Clichy. C’est un quartier réputé. J’adore la place le week-end ou en semaine. J’y vais de temps en temps, entre amis, depuis toujours. Je n’ai pas fréquenté beaucoup de cinémas, c’est abusé. Après mon petit péché, c’est les crêpes. Il y a une crêperie, place Clichy aussi. Je n’ai pas l’adresse, mais c’est dans petite ruelle.»

La rue de Rivoli pour les magasins

«A partir de Concorde, j’aime bien faire les magasins. C’est là que je trouve ma taille de vêtements en fait. J’achète des chemises, des jeans fashions, j’adore les ceintures, les accessoires. Dès que ça ne va pas, je fais du shopping en fait. Ça m’aide à évacuer. Au lieu de t’énerver sur quelqu’un, tu t’énerves sur les vêtements…»

L’Insep pour l’entraînement

«C’est une ville dans la ville, c’est un repère, c’est structurant. C’est chez moi, je suis au calme. Je n’y habite plus, je m’y entraîne juste. J’ai eu ma chambre là-bas pendant sept, huit ans. J’y passe cinq jours par semaine. Je suis très attaché. Quand ils ont cassé le BU pour faire des travaux, ça m’a fait quelque chose. Ne plus voir ce bâtiment où j’ai passé une grande partie de mon adolescence…»

Quartier des Batignolles dans le 17

«Je reviens souvent, c’est là que j’ai grandit jusqu’à l’âge de 14 ans. Chaque fois que j’y vais, je regarde comment ça a évolué. Je me souviens les courses qu’on faisait, des courses d’endurance. Le parc est toujours le même, l’église où j’ai fait ma première communion, ma profession de foi, ma confirmation n’a pas changé. J’ai toujours des amis là-bas. On se raconte des choses de la vie.»

Le Duplex pour faire la fête

«En haut des champs. J’ai fait toutes les boîtes, mais il y a beaucoup de gens simples au Dupleix. Ce n’est pas du m’a-tu vu. Pas besoin de mettre des grosses bouteille sur ta table pour que les gens te regardent. Déjà, je ne bois pas. Tu vas au Milliardaire, au VIP, on te regarde. Au Queen, ça va. Mais Dupleix, tu t’amuses, tu peux parler normalement. J’aime bien le côté naturel.»

Les champs Elysées pour manger

«J’aime bien le pizza pino des champs. Attention, il est bon. Là-bas, la viande est bonne. Parfois, il ne faut pas chercher les endroits huppés. Moi je mange un magret de canard là-bas. Si tu leur demande, tu verras, ils vont te dire que je viens souvent.»

Bercy pour être champion du monde?

«C’est mythique. T’es dans la chambre d’appel, t’entends les gens qui sont là, tu sens la pression, tu lèves les yeux, ils sont tous chaud bouillant. Les gens n’attendent qu’une chose, c’est que le fauve sorte. C’est la meilleure salle pour le judo. Je n’en ai pas vue de mieux. Même au Japoin, ça n’a rien à voir. Là on est dans l’arène, comme les gladiateurs.»