PSG: Une défense toujours en souffrance

FOOTBALL Les parisiens ont encaissé un but lors de leurs trois matchs de championnat...

Antoine Maes

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Antoine Kombouaré discute avec ses défenseurs Siaka Tiéné et Milan Bisevac, le 21 août 2011, au Parc des Princes.
Antoine Kombouaré discute avec ses défenseurs Siaka Tiéné et Milan Bisevac, le 21 août 2011, au Parc des Princes. — M.BUREAU/AFP

Jeudi soir, au Luxembourg, le PSG a réalisé un petit événement. Pour la première fois de la saison, sa défense a résisté aux attaquants adverses. Contrairement aux trois premiers matchs de championnat, le barrage aller de la Ligue Europa contre les terribles attaquants de Differdange a permis aux Parisiens de garder leur cage inviolée. Les trois buts pris jusqu’à maintenant, s’ils ne doivent rien au toujours parfait Sirigu, arrivent interviennent toujours dans les mêmes situations. «C’est souvent quand on a le sentiment qu’on est bien. Il y a un relâchement, un manque de concentration. Il faut être plus durs, plus guerriers», réclame Antoine Kombouaré.

«On ne doit ni s’alarmer, ni s’enflamme

Evidemment, prendre trois buts en trois matchs n’a rien de catastrophique. Mais si le «relâchement» était la cause unique de cette propension à garder ses cages inviolées, Leonardo ne ferait sûrement pas chauffer son portable pour recruter un nouveau défenseur. «On est loin d’être au maximum. Mais on ne doit ni s’alarmer, ni s’enflammer», relativise Christophe Jallet. Il ne peut pas nier l’état de forme relatif de ceux qui composent d’ordinaire l’arrière garde parisienne. Sakho, actuellement blessé, n’était pas à son niveau sur le premier match. Jallet a manqué le déplacement à Rennes avant d’entrer comme milieu droit contre Valenciennes. Bisevac cherche encore ses marques. Et Tiéné ne peut compenser éternellement le peu d’implication défensive de Nenê.

«Il faisait super chaud, c’était super dur, et ce n’était pas des conditions pour jouer au foot»

Car le problème vient surtout de là. Outre le Brésilien, les autres milieux offensifs ne sont pas des grands fans du replacement. Contre le VAFC, Jérémy Ménez s’est montré particulièrement économe de ses efforts défensifs, obligeant souvent Gameiro à se replier dans le couloir droit, et récoltant une bordée de sifflets à sa sortie. En reconnaissant que «tout n’avait pas été parfait», l’ancien Romain s’est trouvé une excuse: «Il faisait super chaud, c’était super dur, et ce n’était pas des conditions pour jouer au foot». Pour jouer peut6être pas, pour empêcher les autres de le faire, sûrement un peu plus.

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