Un point qui ne fait avancer personne

©2006 20 minutes

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En se tenant en échec (1-1) hier soir au Stade Louis-II, Monaco et Paris n'ont pas arrangé leurs affaires respectives. S'ils ont évité une nouvelle défaite, les Azuréens (13e) restent plus que jamais englués dans le ventre mou de la Ligue 1. Quant aux joueurs de la capitale (8e), qui n'ont plus gagné en Principauté depuis 1984, ils ont raté une occasion en or de raviver leurs maigres espoirs européens.

Après dix premières minutes marquées par l'apathie parisienne et la sortie sur blessure de Vieri, les visiteurs avaient pourtant fait mouche. Aux 25 mètres, plein axe, Paulo César enroulait un coup franc digne de son compatriote Juninho, laissant Roma pantois (0-1, 16e). Sonné, Monaco tentait de réagir, mais Letizi, remplaçant au pied levé Alonzo (blessé aux adducteurs à l'échauffement), se montrait intraitable face à Di Vaio (22e, 36e), Chevanton (24e) et Meriem (34e). De l'autre côté du terrain, le PSG ratait le break. Edouard Cissé voyait sa frappe de loin frôler la lucarne de Roma (37e). Servi légèrement trop en retrait par Kalou, Pauleta butait sur le portier italien (38e). Ce dernier évitait enfin le pire seul face à Bernard Mendy, parfaitement lancé par un très bon Kalou (44e).

Ces occasions manquées, Paris pouvait d'autant plus les regretter que le pressing monégasque portait ses fruits après la pause. Sur une mauvaise relance d'Armand, Chevanton, lancé plein champ par Di Vaio, glissait la balle entre les jambes de Letizi, sorti à sa rencontre (1-1, 52e). Sollicité en fin de match, le gardien parisien sauvait une dernière fois son camp devant Di Vaio (81e). « Même si Monaco est une belle équipe, l'emprise du jeu, c'est nous qui l'avions et on avait tout ce qu'il faut pour inscrire un deuxième but. C'est dommage d'encaisser un but de minimes », regrettait à chaud l'entraîneur parisien Guy Lacombe.

Sébastien Bordas