PSG: pression qatarie, gestion des egos, Javier Pastore... Les défis d'Antoine Kombouaré

FOOTBALL L'entraîneur parisien démarre samedi contre Lorient une saison pleine de promesses où il devra tout de même se montrer particulièrement prudent...

Antoine Maes

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Antoine Kombouaré, l'entraîneur du PSG, le 5 août 2011, au Parc des Princes.
Antoine Kombouaré, l'entraîneur du PSG, le 5 août 2011, au Parc des Princes. — B.GUAY/AFP

«Merci messieurs et bonne saison». Quand Antoine Kombouaré a quitté le Parc des princes, vendredi après-midi après la séance à huis-clos de son équipe, les journalistes présents avaient surtout envie de lui retourner la politesse. Après deux saisons dans la capitale, le Kanak sait qu’il n’a jamais eu autant de défis à relever. Et ce dès samedi pour le premier match des Parisiens.

Gérer la pression

«J’ai cinq matchs pour me faire une idée», estime Antoine Kombouaré. La confiance que place en lui les nouveaux actionnaires du PSG ne devrait effectivement pas aller beaucoup plus loin. Le coach parisien a d’ailleurs confié cette semaine à L’Equipe qu’il ne «pensait pas repartir» cette saison. Mais maintenant qu’il est là, il a devant lui un sacré défi. Sans s’en faire une montagne. «Je suis passé par Strasbourg et Valenciennes, et l’objectif c’était de maintenir les clubs en L1. C’était une très grosse pression, avec des joueurs qui ‘navaient pas toujours le niveau. Ici, c’est différent, il y a des joueurs de talent. Les objectifs sont à la mesure de l’investissement», commente Antoine Kombouaré.

Calmer les égos

Le vestiaire parisien est par nature un terreau fertile aux bagarres d’égos. Il le sera plus que jamais cette saison. «Construire une équipe ne se fait pas en claquant des doigts. Quand les joueurs viennent ici, et encore plus aujourd’hui, il faut se mettre au service du collectif, de l’équipe, du club. Si le PSG gagne, tout le monde sera content», analyse Kombouaré. Evidemment, ce n’est pas aussi facile que ça, quand on recrute des joueurs du calibre de Pastore ou Ménez, et qu’on a déjà un Nenê en magasin. «Quand on vient d’un grand club, on connaît déjà la concurrence. Vous êtes inquiets pour ça, c’est bizarre! Ce ne sont pas des stars, ce sont des joueurs. Ils ont entre 22 et 27 ans. Ce sont des jeunes pleins de talent mais ils doivent apprendre à gagner», martèle Kombouaré. Et ça commence dès samedi.

Régler le cas Pastore

Recruter le meneur de jeu argentin n’était visiblement pas l’idée de Kombouaré. Vendredi, il a même reconnu ne pas encore avoir rencontré sa nouvelle star à 42 millions d’euros, avouant du bout des lèvres qu’il s’entraînerait samedi. Le coach parisien a déjà commencé à déminer le terrain. «Il ne devrait pas être là avant la fin septembre, vu qu’il revient de vacances», explique-t-il. C’est un sujet qu’il ne voulait de toute façon pas aborder, tant il risque de vampiriser la préparation du match face aux Bretons.