Javier Pastore avec Palerme, le 19 décembre 2010
Javier Pastore avec Palerme, le 19 décembre 2010 — D.FASANO/AP/SIPA

FOOTBALL

PSG: Javier Pastore, la promesse qui valait 42 millions d'euros

A 22 ans, l'Argentin a le talent pour lui mais encore beaucoup de choses à prouver...

Javier Pastore n’a pas toujours valu 42 millions d’euros. Avant de devenir – peut-être – le futur meneur de jeu du PSG et le joueur le plus cher de l’histoire de la Ligue 1, l’Argentin a été proposé pour une bouchée de pain à… l’AS Saint-Etienne. «Pour deux pesos et demi», précise Osvaldo Piazza au magazine So Foot. Novembre 2006, le légendaire défenseur des Verts propose à son ancien club cinq gamins à peine débarqués d’Argentine. Parmi eux un ado dégingandé  de 17 ans venu dont le club de Talleres de Cordoba est au bord de la faillite. Après 15 jours d’essais dans le froid du Forez, Javier Pastore et ses quatre copains sont priés d’aller voir ailleurs.

Acheté 700.000 euros

Depuis ce premier rendez-vous raté avec la France, Pastore n’a toujours pas prix la carrure d’un déménageur  (1m87 pour 76 kilos)  mais il s’est taillé une réputation: celle d’un futur crack. Le prix de son transfert probable ne doit pas faire oublier qu’El Flaco (le maigre) n’a pas tout à fait dépassé le stade des promesses. A Palerme (qu’il l’a récupéré pour 700.000 euros en 2009), Pastore a brillé par intermittence avec 14 buts en deux saisons. Mais le garçon a une qualité: Il sait marquer dans les matchs qui comptent aux yeux des supporters comme en atteste son triplé lors du derby sicilien face à Catane en 2010.

Ce triplé, il va le dédier à Diego Maradona  autant par admiration que pour répondre aux critiques du sélectionneur de l’époque qui voyait en lui «un joueur mal éduqué». Dans un entretien au site de la FIFA, Pastore justifie ce style de jeu hédoniste: «Quand on s'amuse sur le terrain, on prend plaisir et on le transmet aux tribunes, aux supporters. Le but, c'est de prendre du plaisir, quel que soit l'endroit où l'on joue.»

Malgré ses premières réserves, Maradona va faire du «mal éduqué» son joker attitré lors de la Coupe du monde. S’il n’a pas pu éviter le naufrage argentin face à l’Allemagne, Pastoret séduit à chacune de ses apparitions trop courtes aux goûts des médias argentins.

Loin d’être un meneur régulateur à la Lucho Gonzalez,  Pastore brille plus par ses accélérations et ses fulgurances et donne de la verticalité au jeu de ses équipes. Si son toucher de balle rappelle celui d’un Riquelme, sa source d’inspiration est plutôt à chercher du côté du Brésil. «Mon modèle, c'est Kaka, revendique-t-il. J'ai toujours essayé de l'imiter, de faire les mêmes choses que lui, mais je ne peux pas dire que je lui ressemble. C'est un joueur exceptionnel, très complet.» Et un joueur qui a aussi failli signer au PSG avant de préférer opter pour l’AC Milan en 2003. Javier Pastore devrait lui dire oui à Paris d’ici la fin de la semaine. Un oui à 42 millions d’euros.