Les négociations bloquent la vente

Floréal Hernandez

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«La balle est dans le camp de M. Graeff. » Hier, Dominique Pignatelli a accepté d'abandonner 340 000 € de son compte-courant sans clause de retour. « Un abandon suffisant pour équilibrer le budget 2010-2011, note l'actionnaire minoritaire. J'ai fait un pas, j'attends qu'il en fasse un aussi. »
Hier soir, Pignatelli attendait toujours une réponse de Sébastien Graeff. En cas d'accord, la vente du club pourrait être effective aujourd'hui et le passage de pouvoir entre Jafar Hilali et l'ancien tennisman pourrait intervenir lors de l'assemblée générale convoquée à 16 h. Si un désaccord demeure, le Racing file droit vers le dépôt de bilan et le CFA 2.

Le vestiaire bouillonne
Mardi soir, Graeff, via un communiqué, rejetait sur Pignatelli l'échec des négociations entre lui et les actionnaires minoritaires. Si Pignatelli était prêt à abandonner son compte-courant (1,140 million d'euros), il voulait une clause de retour. « Je ne demande rien tout de suite mais à être remboursé quand le Racing retrouvera la Ligue 2 puis la Ligue 1. » Avec la proposition qu'il a faite hier, le président des SR Hoenheim estime donc avoir « fait un pas » dans la négociation.
D'autant que Graeff a accepté la clause de retour à Hilali qui touchera 3 millions d'euros en deux fois si le RCS retrouve l'élite. Une condition sur laquelle la société RLS79 de Robert Lohr et Léonard Specht a dû s'asseoir. « Nous l'avons fait pour sauver le club et pour que la signature de vente intervienne le plus vite possible », indique Specht.
D'aucuns pensent que si Graeff était prêt à ne plus racheter le Racing mardi, c'est que l'audit mené sur le club par Jacky Kientz pourrait s'avérer inquiétant. En outre, le vestiaire strasbourgeois n'a pas apprécié les méthodes de communication du repreneur potentiel. Il n'est toujours pas passé voir les joueurs et ils ont appris fortuitement l'arrivée de François Keller comme entraîneur à la place de Jacky Canosi. Certains d'entre eux ont hésité à s'entraîner, hier, pour montrer leur mécontentement.