Tour de France: La guerre des sprinteurs est lancée

CYCLISME Tyler Farrar (Garmin) a gagné la troisième étape du Tour de France lundi...

David Phelippeau, envoyé spécial à Redon

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Tyler Farrar (Garmin) Célèbre sa victoire de la troisième étape du Tour de France, lundi 4 juillet 2011.
Tyler Farrar (Garmin) Célèbre sa victoire de la troisième étape du Tour de France, lundi 4 juillet 2011. — Denis Balibouse / Reuters

On attendait Mark Cavendish. Mais, lundi, à Redon, lieu d’arrivée de la 3e étape du Tour de France, Tyler Farrar (Garmin) a surpris tout le monde. Jour de la fête nationale aux Etats-Unis oblige, c’est donc le sprinteur américain de 27 ans qui s’est imposé dans la première étape quasiment réservée aux spécialistes de la dernière ligne droite… Une première pour lui. Une grosse déception pour son second Romain Feillu. «Je ne passe pas loin c’est dommage, reconnaît le coureur de Vacansoleil. Mais le sprint c’est un peu aléatoire...»

Feillu allume Cavendish

C’est surtout une incroyable guerre des nerfs, de l’intox, de mots. Lundi, Cavendish a confirmé sa réputation de «bad boy» en asticotant quelque peu Thor Hushovd (Garmin) dans le sprint intermédiaire, dont ils ont d’ailleurs été tous les deux disqualifiés après l’arrivée… Comme un symbole, quelques dizaines de kilomètres plus loin, Farrar vengeait son coéquipier en remportant l’étape. Du même coup, l’Américain a fait taire tous ces contempteurs, tous ceux qui lui reprochent son excès de bonté dans les derniers hectomètres... «Oui, c’est un gentil mec, mais pour le sprint, il faut savoir être agressif, explique Bingen Fernandez, le directeur sportif de Garmin. Tyler a été plus mordant aujourd’hui (lundi) !» Le Français Romain Feillu l’était aussi après l’arrivée quand un journaliste lui indiquait qu’il avait bien fermé la porte à Cavendish à l’heure des derniers coups de rein. «Lui, il ne fait pas de cadeaux autres, non? Cavendish dit qu’il est le plus fort, qu’il aura le maillot vert (de meilleur sprinteur). Moi, je ne dis pas que ça sera moi, mais en tout cas comme c’est parti, ça ne sera pas lui non plus !» Quand on vous dit que la guerre des sprinteurs a débuté, lundi, à Redon…