la bonne santé du vélo ligérien

Julien Ropert

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Hier, ils étaient une centaine de cyclistes amateurs à bouder le Tour à la télé pour disputer une course à Maumusson.
Hier, ils étaient une centaine de cyclistes amateurs à bouder le Tour à la télé pour disputer une course à Maumusson. — L. Failler / 20 minutes

Cette année, le Tour de France ne va faire que passer en Loire-Atlantique. L'étape d'aujourd'hui part de Vendée et arrive en Ille-et-Vilaine, sans faire étape dans le 44. Mais le vélo ligérien n'a pas besoin du coup de projecteur de la Grande Boucle pour bien se porter. Cette saison, le comité départemental de cyclisme compte sur quasiment 2 900 licenciés, le deuxième total de France derrière les Bouches du Rhône, qui dépassent les 3 000 unités. « Je m'amuse souvent à dire à la présidente du comité Bouches-du-Rhône qu'elle doit se méfier, on est dans leur roue, et on prend l'aspiration, s'amuse Marc Tilly, président du Comité départemental 44. Nous sommes dans une belle progression, avec 130 licenciés de plus cette année, par exemple. » Une progression tirée vers le haut par le VTT et le BMX, même si la route reste le premier pourvoyeur de licences. Ces disciplines plus « fun » attirent en effet un public jeune pas forcément sensible au cyclisme traditionnel et notamment à la route, qui stagne ces dernières années. « Il y a une grosse demande pour le BMX et les clubs saturent, constate d'ailleurs Marc Tilly. Il nous faudrait des créations de nouveaux clubs. »

Seul point noir, les pros
Cette nouvelle vague produit d'ailleurs déjà des résultats, à l'image de la Carquefolienne Magalie Pottier, championne de France en titre de BMX et championne du monde 2008. Mais les autres disciplines ne sont pas en reste lorsqu'il s'agit de garnir l'armoire à trophées. Bryan Coquard est l'un des plus sûrs espoirs du cyclisme français, tant sur route (vice champion d'Europe junior 2010) que sur piste (double champion du monde junior 2009 et 2010). Le seul réel point noir dans ce bilan impeccable est l'absence d'une équipe professionnelle, le Team U Nantes évoluant en DN1, le plus haut niveau amateur. D'où une absence de débouché local pour les talents nantais, qui filent souvent chez les voisins Vendéens, mieux armés financièrement. Car si la compétence existe, les fonds ne sont pas là. « Pascal Déramé, qui est à la tête du Team U, aimerait passer le cap, confie Marc Tilly. C'est un staff qui mériterait de passer chez les pros. Mais ce sont des budgets beaucoup plus importants. »