Boukpetisur tousles fronts

Nicolas Stival

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Ce week-end, Benjamin Boukpeti (29 ans) disputera une épreuve de Coupe du monde à L'Argentière-La Bessée (Hautes-Alpes). Le sociétaire du Canoë-Kayak toulousain, qui a apporté au Togo la première médaille olympique de son histoire en 2008, à Pékin, veut récidiver l'an prochain à Londres. Tout en s'investissant en Afrique.

En retard sur le plan sportif. Boukpeti a fini 67e de la première des quatre étapes de Coupe du monde de l'été, dimanche à Ljubljana (Slovénie). « C'était presque catastrophique, reconnaît-il. Mais je reviens de deux mois de blessure à l'épaule droite. Je me remets assez vite de mes pépins physiques en général. D'ici un mois et demi, j'aurais retrouvé mon meilleur niveau. »

Le chemin de Londres passe par Bratislava. La qualification olympique se jouera lors des Mondiaux dans la capitale slovaque, du 7 au 11 septembre. « Il faudra finir parmi les quinze premières nations, explique le seul représentant togolais. Ce serait bien d'être dans les dix premiers, et très bien de figurer dans les cinq premiers. J'aimerais arriver à Londres en faisant partie des quatre ou cinq favoris. » Voici trois ans, la situation était bien différente. « Avant les JO de Pékin, j'étais 56e mondial et personne ne m'attendait. »

Un sportif pluriactif. Natif de Seine-et-Marne, installé à Toulouse depuis onze ans, Boukpeti a décidé de s'investir dans le pays de son père. « L'an passé, j'ai bien structuré la préparation olympique avec la Fédération et le Comité olympique togolais. On a aussi monté les camps multisports Amadonsa, pour accueillir pendant une semaine durant l'été une centaine d'enfants, qui pratiquent trois sports chaque jour. » Le kayakiste a par ailleurs validé en mai un Master II à l'IFAG de Toulouse, où il a suivi une formation préparant à la reprise et à la création d'entreprises. Libéré de ses études, Boukpeti peut désormais se consacrer à son rêve olympique. W