« Rugby matin, midi et soir »

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Le maillot extérieur des Français.
Le maillot extérieur des Français. — NIKE

A 31 ans, Imanol Harinordoquy s'apprête à vivre déjà sa troisième Coupe du monde. Mais avant de fouler les pelouses néo-zélandaises, le troisième-ligne sait qu'il va falloir suer pendant près de deux mois lors d'une préparation intense qui a débuté mardi. A l'occasion de la présentation du nouveau maillot extérieur du XV de France, le Basque s'est confié à 20 Minutes.

Comment appréhendez-vous

cette longue préparation?
Entre la préparation et la compétition, on va vivre en vase clos pendant quatre mois. J'ai déconnecté du rugby avant d'arriver à Marcoussis. Parce qu'à partir de maintenant, ça va être rugby matin, midi et soir. On sait qu'il va y avoir des moments de joie et des tensions. C'est lors de ces mois de préparation qu'on crée un groupe et un état d'esprit.
Comment fait-on pour

supporter ces moments-là?
On se dit qu'on ne fait pas tout ça pour rien. Derrière, il y a une compétition incroyable en Nouvelle-Zélande. Même si c'est dur de quitter sa famille, depuis que je suis à Marcoussis, je suis à fond dans ma préparation.
Qu'est-ce qui change entre

une Coupe du monde à la maison comme en 2007 et celle qui vous attend à l'autre bout du monde?
Quelque part il y a aura moins de pression négative qu'en 2007. Là-bas, on va vivre une aventure. Il y a la compétition bien sûr, mais on va aussi s'imprégner d'une culture et découvrir la vie locale néo-zélandaise.Recueilli par A. P.