FFF: Noël Le Graët, un businessman à la présidence

FOOTBALL Ancien patron de la Ligue et président de club, il incarne un nouveau type de président à la fédération...

Romain Scotto
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Le nouveau président de la fédération française de football, Noël Le Graët, le 24 mai 2011 à Paris.
Le nouveau président de la fédération française de football, Noël Le Graët, le 24 mai 2011 à Paris. — A.Pierre/Sipa

Le couteau suisse du foot français possède donc une nouvelle fonction. Président de la fédération depuis samedi, Noël le Graët tentera en dix-huit mois - la durée de son mandat - de redresser la barre d’un navire en crise. Arès Knysna, l’affaire des primes, le licenciement de Raymond Domenech ou des le scandale des quotas, le défi du successeur de Fernand Duchaussoy est de «remettre de l’ordre» au sein de la fédération la plus puissante du sport français avec ses 2 millions de licenciés. «L’objectif est clair, moins on parlera de la FFF, mieux on aura travaillé», clame déjà le nouveau boss du foot français.

A 69 ans, il est l’homme du football professionnel. Le businessman, ancien trésorier et président de la Ligue, compte diriger la FFF comme une entreprise afin de marquer une rupture avec l’amateurisme de ses prédécesseurs. Le Breton est d’ailleurs un patron d’expérience, à la tête d’un groupe agroalimentaire (Celtigel) de 700 salariés jusqu’à l’année dernière. Maire PS de Guingamp de 1995 à 2008, il est également président de l’En avant depuis 2002, aujourd’hui en L2.

Plusieurs chantiers

Même s’il s’est attiré plusieurs inimitiés lors de son passage à la tête de la Ligue,  puis en soutenant Raymond Domenech en 2008, Noël Le Graët, dispose d’un réseau très solide dans le monde du football. Le Breton est un homme de dossiers, capable de négocier avec les sponsors et imposer sa patte à la présidence de la fédé. Il devra très prochainement faire face à la procédure engagée par Sportfive pour récupérer 50 M€ sur le contrat signé avec Nike, le nouvel équipementier des Bleus.

Dès son entrée en fonction, il s’attèlera aussi à mettre en œuvre les quatre grands principes de son programme électoral. Retrouver l'adhésion du grand public autour des valeurs du football. Permettre au foot français de retrouver la place qu'il mérite au niveau national et international. Renforcer la solidarité entre football professionnel et football amateur. Mais aussi «Ouvrir le foot français aux évolutions de notre société tant sur le plan social que sur le plan économique.» Dans les prochains jours, Le Graët devrait nommer Joël Muller à la tête de la DTN. Une manière de marquer, très rapidement, le début d’une nouvelle ère.