PSG: Michel Platini n'est pas fan du nouvel actionnaire qatarien

FOOTBALL Le patron de l'UEFA rêve d'un PSG où ne joueraient que des Parisiens...

R.S.
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Michel Platini, le 22 mars 2011 à Paris.
Michel Platini, le 22 mars 2011 à Paris. — P.Kovarik / AFP

Si les supporters du PSG se mettent à rêver depuis l’arrivée de nouveaux investisseurs au PSG, ce n’est pas le cas de Michel Platini. Fidèle à sa ligne de conduite, le patron de l’UEFA a réitéré jeudi ses doutes concernant l’introduction de capitaux étrangers dans les clubs européens. «Je sais que je défends quelque chose qui n'est plus défendable, mais je ne suis pas fan. S'ils ont le droit de le faire, ils le feront. Moi, je suis pour l'identité d'un club plutôt que d'acheter des gens à droite, à gauche», s’est-il défendu à Nyon, devant la presse.

Platini avait déjà donné un avis défavorable à l’arrivée de fonds des Emirats à Manchester City. Mardi, il a également exposé sa vision du recrutement idéal, basé sur la proximité. «Je vais peut-être passer pour un ringard, mais je préférerais que des gamins des villes concernées commencent à jouer dans leur club plutôt que des joueurs venus d’ailleurs. Moi, je suis parti jouer à l’étranger (à la Juventus Turin), mais j’ai commencé d’abord dans le club de ma région, à Nancy.»

Si les Qatariens étaient à Nancy…

Aujourd’hui la législation permet un brassage des nationalités au sein des clubs, ce qui désole l’ancien meneur des Bleus. «On peut avoir un propriétaire du Qatar, un directeur sportif brésilien, et pourquoi pas un entraîneur italien et des joueurs d’autres nationalités: je ne vois pas le rapport avec le PSG.»

Un brin rétrograde, Platini tiendrait peut-être un discours différent si les investisseurs du Qatar s’étaient penchés sur l’AS Nancy, son club de cœur. Le président de l’UEFA a d’ailleurs commencé son discours par une boutade: «Les Qatariens auraient pu prendre Nancy, ça m’aurait fait aussi plaisir, voire plus.» En attendant, Gameiro, Kaka ou Eto’o à Nancy, ce n’est pas pour demain.