Leonardo prêt à incarner la renaissance du PSG

FOOTBALL Les Parisiens gardent un très bon souvenir de celui qui devrait devenir le nouvel homme fort du PSG...

A.P.
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Leonardo, le 16 avril 2011 à Parme.
Leonardo, le 16 avril 2011 à Parme. — Stringer / REUTERS

On ne peut pas dire que Leonardo ait passé beaucoup de temps à Paris en tant que joueur. Pourtant, les supporters du PSG frissonnent encore à l’évocation de son pied gauche magique qui a régalé  le Parc des Princes entre juillet 1996 et août 1997. Fort d'un souvenir impérissable et d’une expérience de dirigeant et d’entraîneur à l’AC puis à l’Inter Milan, le Brésilien âgé de 41 ans doit bientôt officialiser ses retrouvailles avec Paris comme nouveau directeur général et homme fort du club. Le président de l’Inter Milan, Massimo Moratti a d’ailleurs confirmé le départ plus que probable de son entraîneur.

L’arrivée de Leonardo voulue par le nouveau propriétaire qatari réjouit ses anciens partenaires époque PSG. «Les Qataris ne le prennent pas pour décorer leur salon, avance l’ancien attaquant Patrick Mboma. Son crédit en tant que grand joueur et entraîneur d’un grand club comme l’Inter  va profiter au nouveau PSG. Il va faire profiter de son réseau au club.»

Le réseau brésilien de «Leo»

Avec Leonardo aux manettes, la filière brésilienne risque d’être de nouveau  activée comme l’explique Benoît Cauet, ancien coéquipier et consultant pour la télé de l’Inter. «Leo a encore beaucoup de réseaux au Brésil. Si Kaka, Pato ou Thiago Silva sont venus à l’AC Milan, ce n’est pas un hasard». Comme cadeau de bienvenue Leonardo pourrait  bien «offrir» au PSG le prometteur Lucas, retenu à seulement 18 ans pour disputer la prochaine Copa America avec la «seleçao».  Cauet  est tout aussi laudatif  sur ses capacités de travail. «Il apprend très vite. C’est quelqu’un de très bien organisé qui maîtrise parfaitement tout ce qui est administratif.  A la tête de la fondation de l’AC Milan, il a beaucoup bossé et obtenu de très bons résultats.»

L’intelligence, c’est bien la première chose qui a marquée Patrick Mboma au sujet du champion du monde 1994. «En 1996, Il arrivait du Japon où il avait maîtrisé  la langue en l’espace de deux ans.  A Paris, il lui a fallu deux mois pour parler français, s’émerveille le Camerounais. C’est quelqu’un à qui on a envie naturellement de confier des responsabilités.»  Des responsabilités dont on mesure mal encore l’étendue et qui pourraient déborder sur celles de  Robin Leproux, pressenti pour rester président délégué du PSG.