F1: Le Grand Prix de Bahreïn 2011 finalement annulé

FORMULE 1 En raison de l'instabilité politique du pays...

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La Ferrari de Fernando Alonso, le 14 mars 2010, lors du Grand Prix du Bahreïn.
La Ferrari de Fernando Alonso, le 14 mars 2010, lors du Grand Prix du Bahreïn. — J-P.PARIENT/SIPA

Ira, ira pas?: après quatre mois de réflexion et malgré l'assurance donnée le 3 juin par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) d'un retour fin octobre à Bahreïn, le petit royaume du Golfe a finalement décidé de ne pas accueillir la Formule 1 cette année.

«Nous voulons que notre rôle en F1 continue d'être aussi positif et constructif qu'il l'a toujours été. Dans le meilleur intérêt du sport, nous ne poursuivrons pas nos démarches de reprogrammation de la course cette saison», a affirmé Zayed R. Alzayani, l'un des dirigeants du circuit de Bahreïn.

Retour en 2012?

«Nous espérons accueillir les écuries, leurs pilotes et leurs supporters à nouveau à Bahreïn l'an prochain», a ajouté par communiqué M. Alzayani, conscient que le calendrier proposé, à savoir la tenue de son GP national à la place du GP d'Inde, repoussé à la mi-décembre, «ne pourrait être tenu».

La décision bahreïnie met fin à une très longue controverse. Celle-ci débute fin février, quand le royaume, en proie à des révoltes internes, sur l'exemple des révolutions vécues par la Tunisie et l'Egypte, décide d'annuler son Grand Prix.

Des morts, des blessées, des opposants arrêtés

Sport automobile et manifestations ne font pas bon ménage. Surtout quand les dites protestations, en vue d'obtenir des réformes politiques et sociales, aboutissent à la mort d'une trentaine de personnes, que des dizaines d'autres sont blessées par les forces de sécurité et que des centaines d'opposants sont arrêtés.

Un coup de main -armé- des états voisins permet certes de restaurer le calme. Mais la question du retour de la F1 dans de telles circonstances semble bien secondaire. Les tractations se poursuivent pourtant en coulisse. Bahreïn, mois après mois, proclame qu'il veut accueillir son GP en 2011. Bernie Ecclestone, qui gère les droits commerciaux de la discipline, effectue plusieurs sorties médiatiques en ce sens.