à Marseille, le pragmatisme prime

Sandrine Dominique

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Deux ans après son arrivée, le président Jean-Claude Dassier a été démis de ses fonctions.
Deux ans après son arrivée, le président Jean-Claude Dassier a été démis de ses fonctions. — P. Magnien / 20 minutes

Lest têtes sont tombées. Antoine Veyrat, le directeur général de l'OM, et surtout Jean-Claude Dassier, le président, ont été démis de leurs fonctions, hier par l'actionnaire Margarita Louis-Dreyfus.

« L'important, c'est

que Deschamps soit là »
C'est Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance du club, qui présidera l'OM à partir du 27 juin, tandis que Philippe Perez sera le nouveau directeur général. Un nouvel organigramme qui ne semble guère perturber les Marseillais. Pour le maire (UMP), Jean-Claude Gaudin, qui avait « rendu un hommage à Jean-Claude Dassier le matin même » lors de la pose de la 1re pierre du nouveau Vélodrome, le signe fort c'est que « Margarita Louis-Dreyfus va encore injecter 20 millions d'euros dans le club. Par ce geste, elle signifie son attachement à l'OM comme l'avait fait son époux. »
Les supporters se montrent aussi très détachés. En place depuis 2009, Dassier n'a jamais tenu la place qu'occupait Pape Diouf dans le cœur du public. « On ne peut pas comparer les deux, Pape Diouf a été président pendant cinq ans et on le connaissait depuis vingt ou trente ans en tant que journaliste local et agent », indique Christian Cataldo. Le président des Dodgers se montre même très pragmatique : « L'important, c'est que Didier Deschamps soit là. Surtout qu'il semble avoir obtenu certaines garanties de la part de l'actionnaire. Donc je ne m'alarme pas. » Pas plus que Christophe Hutteau. Pour l'agent, entre autre, de Valbuena, « d'un point de vue humain, c'est attristant de voir partir MM. Dassier et Veyrat, car en deux ans, ça c'était toujours très bien passé avec eux. Mais cela ne changera pas les rapports que j'entretiens avec l'OM. Je ne connais pas MM. Labrune et Perez mais il y a tout lieu de penser que ce sont des personnes très compétentes. Et quand on a affaire à quelqu'un qui s'y connaît, cela facilite toujours le dialogue. » Finalement, l'éviction de JCD était un micro-événement...