Francis Gillot: «Il faut savoir se faire violence»

FOOT L'ancien entraîneur sochalien s'est engagé pour deux ans avec les Girondins de Bordeaux…

Recueilli par Rémi Bostsarron, à Bordeaux

— 

Francis Gillot (premier plan) lors de sa présentation à Bordeaux en compagnie de Jean-Louis Triaud, le 6 juin 2011 à Bordeaux.
Francis Gillot (premier plan) lors de sa présentation à Bordeaux en compagnie de Jean-Louis Triaud, le 6 juin 2011 à Bordeaux. — AFP

Réputé amateur d’un jeu offensif, celui qui a mené Sochaux en Coupe d’Europe cette saison sait que cette philosophie ne suffira pas à relancer sa nouvelle équipe.

En passant de Sochaux à Bordeaux, avez-vous l’impression de changer de dimension?

Ça me change, mais je ne suis pas impressionné. La valeur d’une équipe, c’est simplement les résultats. Le reste, ce n’est que littérature. J’ai vécu à Lens trois années extraordinaires, on a joué deux fois la Coupe d’Europe, et on l’a retrouvée cette saison avec Sochaux. Si on n’a pas de résultats, on n’est pas un grand club. Donc on va essayer d’avoir de bons résultats, et on pourra dire que Bordeaux est un grand club. En tout cas, c’est un club avec un gros potentiel, et j’espère y donner ma pleine mesure.

Aurez-vous tout à reconstruire?

Tout reconstruire, non, parce qu’il y a des bonnes bases. Il peut y avoir des coups de moins bien dans un club, il ne faut pas tout remettre en question. Le groupe n’a pas peut-être pas tiré le maximum de son potentiel, on va essayer de faire mieux. Tout le club est fautif. Mais il ne faut pas dramatiser, il n’y a pas eu de catastrophe. La catastrophe aurait été de descendre en Ligue 2.

L’importation de votre philosophie de jeu est-elle la clé de votre réussite?

Les joueurs bordelais savent comment on jouait à Sochaux, mais pour faire ça, il faut que certains sachent mettre les buts, que d’autres sachent faire les passes décisives. Il y a des joueurs de talents ici. Mais ce n’est pas qu’une question de système de jeu. On gagne et on perd avec tous les systèmes de jeu. Toutes les équipes ont essayé toutes les formules. Ce n’est pas ça qui fait gagner les matchs. Ce qui fait gagner les matchs, c’est d’avoir une bonne dynamique, une bonne ambiance au quotidien avec les joueurs, beaucoup d’envie quand ils viennent à l’entraînement, donc c’est ce qu’on va essayer de faire avec le staff.  Il faut savoir se dépasser, se faire violence. On va essayer de réveiller cette équipe.