L'équipe de France fait du surplace

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Les espoirs de l'équipe de France dans une discipline où la concurrence est plus acharnée encore que chez les filles reposent sur les solides épaules de Guilbaut Colas, un gaillard (1,76 m, 73 kg) de 22 ans, 4e aux Mondiaux l'an passé.
Les espoirs de l'équipe de France dans une discipline où la concurrence est plus acharnée encore que chez les filles reposent sur les solides épaules de Guilbaut Colas, un gaillard (1,76 m, 73 kg) de 22 ans, 4e aux Mondiaux l'an passé. — Joe Klamar AFP

Après un premier week-end marqué par l'exploit en descente d'Antoine Dénériaz, l'équipe de France olympique vient d'enchaîner trois journées vierges de médaille.

Si un podium en descente femmes semblait illusoire après la chute de Carole Montillet à l'entraînement (lire p. 14), Guilbaut Colas, engagé dans l'épreuve des bosses, pouvait légitimement briguer une médaille hier.

Qualifié pour la finale en cinquième position, le Grenoblois ne réussissait pas à hausser son niveau (23,6 points) tandis que le grand favori, Dale Begg-Smith, réalisait un somptueux passage sur les bosses de Sauze d'Oulx.

L'Australien remportait l'épreuve avec 26,77 points et offrait par la même occasion la première médaille d'or de ces Jeux à son pays.

Au final, Colas devait se contenter d'une décevante 10e place, l'autre tricolore en course, Pierre Ochs, terminant 17e.

« Depuis cet hiver je loupe toutes mes courses à cause du 2e saut. Je ne regrette rien car j'ai tout envoyé, mais cela ne suffisait pas ici », confiait Guilbaut Colas.

Aujourd'hui, le camp tricolore aura l'occasion de se refaire une santé.

Outre Xavier De Le Rue en snowboard et, peut-être, l'équipe masculine de combiné nordique, la France pourra compter sur Brian Joubert, quatrième après le programme court de patinage artisique.

Hier, le Poitevin s'est entraîné sereinement à Turin et a prévu de prendre des risques pour monter sur le podium.

« Que je sois 4e ou 15e, ça n'a pas d'importance. Je ne suis pas loin de Johnny Weir et je peux le rattraper sur le libre », affirme Joubert.

Jérôme Capton, envoyé spécial à Turin (Italie)