un dernier petit touravant la grande boucle

sébastien ruffet

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C'est l'une des courses mythiques du circuit. Le critérium du Dauphiné reste, avec le Paris-Nice, une course majeure dans la saison cycliste, « un moment important qui garde de la valeur au niveau international », comme le souligne l'Alsacien Thomas Voeckler (52e du prologue hier, à 21'' de Lars Boom).

Un avant-goût des Alpes
Ce Dauphiné prend une saveur particulière cette année puisque dans quelques semaines, le Tour de France empruntera les mêmes routes alpestres. Pour l'autre Alsacien du Team Europcar, Christophe Kern (40e, à 19''), « le Dauphiné, c'est un mini-Tour de France. C'est la première fois de l'année qu'on passe les grands cols des Alpes. Les grands leaders sont là... Mais pour moi, le Dauphiné, c'est un objectif à part entière. Gagner ici, ce serait idéal pour la confiance. » Si Kern avoue être « presque à 100 %, bien affûté pour passer les cols », Thomas Voeckler a plus de mal à diagnostiquer son état de forme avant ces sept jours de course avec l'Allevard, la Croix de Fer, La Toussuire, et le Grand Cucheron au menu : « Moi, je dois être performant toute l'année, alors c'est difficile d'avoir une échelle de forme. Je pense que j'ai des jambes pas trop mal, et j'ai déjà une petite idée de ma semaine... Mais le plus important, c'est de ne pas avoir de regrets, ici ou sur le Tour de France. »
L'Alsacien continue en tout cas de bénéficier d'une incroyable cote de popularité, exacerbée par sa victoire d'étape sur le Tour 2010 avec le maillot de champion de France sur le dos. Forcément, ça fait plaisir, « mais ce n'est pas ça qui fait gagner les courses ». Avec déjà 8 victoires en 2011, le leader du Team Europcar a, semble-t-il, d'autres atouts.