OM : Pape Diouf fait monter la pression

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Comme le veut malheureusement la tradition, le « clasico » du championnat de France se déroulera dans un climat délétère, dimanche après-midi. Malgré la décision du préfet de police d'avancer la rencontre à 17 h, les risques de débordements restent importants, une semaine après la violente bagarre entre des hooligans parisiens, sur une aire d'autoroute de Loire-Atlantique.

En coulisses, l'ambiance n'est pas plus détendue. Après l'épisode du vestiaire parisien nettoyé à l'ammoniac au match aller, au Vélodrome, c'est au tour de Pape Diouf de faire part de son mécontentement. Selon le président de l'OM, le PSG « n'a pas respecté les règlements de la Ligue en ne nous allouant que 1 000 places, tout en ne pouvant pas assurer leur sécurité ». Un argument balayé par le club parisien. « L'OM a demandé 1 000 places le 24 février et a envoyé un fax le 27 février demandant 500 places supplémentaires. Mais le délai était passé et on ne pouvait plus leur en donner », répondait hier Jean-Philippe d'Hallivillée, directeur de la communication du PSG. Après avoir menacé la veille de boycotter la rencontre, Diouf a campé sur ses positions hier. « Nous ne sommes pas des guignols. Si nous arrivons à cette extrémité, nous assumerons, a assuré l'ancien agent de joueurs. » Coup d'esbroufe ? Du côté du PSG, Pierre Blayau s'est simplement contenté de réagir au projet de loi de Nicolas Sarkozy visant à dissoudre les groupes de supporteurs les plus violents. « Nous soutenons complètement l'action du ministre, a déclaré le président parisien. La seule réserve que je ferais, c'est qu'on fait aujourd'hui un amalgame terrible et déplaisant entre une minorité de 500 personnes qui ne sont pas supporteurs et l'essentiel de notre public. »

S. B.