Coupe de France: PSG - Lille à revivre en live comme-à-la-maison (Victoire de Lille 1-0)

A.M, B.V. Pour le live

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Eden Hazard, le 7 mai 2011, à Nancy, et Luis Nenê, le 30 avril 2011 à Paris.
Eden Hazard, le 7 mai 2011, à Nancy, et Luis Nenê, le 30 avril 2011 à Paris. — A.REAU/SIPA et P.EMILE/SIPA

>> Suivez la finale de la Coupe de France PSG-Lille en live comme-à-la-maison sur 20 Minutes ce samedi à partir de 20h45

Ce n’est pas souvent qu’une finale de Coupe de France voit s’affronter trois des quatre nommés pour le titre de meilleur joueur de la saison. Ce sera le cas samedi, avec les Lillois Moussa Sow et Eden Hazard d’un côté, et le Parisien Nenê de l’autre. Au même poste, mais dans un profil différent, les deux milieux offensifs seront l’arme majeure de leur camp au Stade de France. Décryptage.

Des leaders techniques

Les chiffres semblent clairs: la saison de Nenê (14 buts, 6 passes) est plus prolifique que celle du Belge (7 buts, 8 passes). Mais la différence, c’est que dans son équipe, l’ancien monégasque est le seul à savoir faire la différence tout seul. Dans le Nord, Eden Hazard partage ce rôle de dynamiteur avec Gervinho, voire Moussa Sow. Au final, les deux joueurs sont tout de même parmi les plus ciblés du championnat par les défenseurs: Nenê provoque une faute toutes les 23,8 minutes, et Hazard une toutes les 21,5 minutes. A titre de comparaison, Mathieu Valbuena, autre grand provocateur balle au pied, ne ramène qu’un coup-franc  par demi-heure à l’OM.

Mais pas les patrons du vestiaire

A Lille comme à Paris, le talent, parfois, agace. Et comme Nenê et Hazard n’en sont pas dépourvu, leur attitude, parfois a pu créer quelques crispations. C’est surtout vrai au Camp des Loges, où il a fallu l’intervention d’Antoine Kombouaré et de Grégory Coupet pour que le cas du brésilien ne fasse pas exploser le vestiaire. «Il a fallu lui faire comprendre qu’il avait besoin de nous, mais qu’on comprenne aussi que c’était lui notre leader technique», décrypte le gardien du PSG. Au Losc, Eden Hazard a été loin de susciter les mêmes réactions. Sa réputation de flemmard à l’entraînement colle à la peau de ce chambreur né, balle au pied comme avec les mots. Après un début de saison raté, il a été recadré gentiment par ses dirigeants et par ses coéquipiers, qui le voient aujourd’hui plus comme un petit frère turbulent que comme un fauteur de troubles.

C’est qui le plus fort?

Difficile, voire quasiment impossible, de trancher cette question.  «Quand Nenê est arrivé, le PSG sortait d’une saison moyenne. Quelque part, c’est sous son impulsion que l’équipe bascule. Il a une influence terrible», loue Elie Baup, l’ancien coach de Toulouse. Mais au Losc «Hazard est plus l’accélérateur de jeu. Toute proportion gardée, c’est comme Messi à Barcelone», détaille Elie Baup, l’ancien coach toulousain. Et si demain, le coach à la casquette se retrouve à la tête d’un club qui peut lui offrir l’un ou l’autre? «Même si Nenê n’est pas vieux, l’avenir appartient plus à Hazard», conclut Elie Baup. Et la finale de samedi?