Paris a peur du burn-out

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La sagesse vient avec l'âge. Calme, posé, presque stoïque, Antoine Kombouaré, bientôt trente ans de haut niveau, n'est plus tout à fait l'entraîneur sanguin qu'il était à Strasbourg ou Valenciennes. A Paris, il a appris à gérer la pression des matchs de haut de tableau, des finales. Et avant celle de la Coupe de France face à Lille, samedi, l'entraîneur parisien a avant tout cherché à protéger un groupe usé et nerveux au bord de l'effondrement, plutôt que de lancer, après le match nul face à Nancy (2-2), une inquisition anti-arbitrale. Car Kombouaré le sait, après 62 matchs cette saison, son groupe frise le burn-out dans la dernière ligne droite. « Je suis inquiet, concède-t-il. J'espère que cela ne va pas casser notre bonne dynamique. Les joueurs ont laissé beaucoup de forces physiques et mentales dans cette partie. Il faut qu'on se reconcentre, qu'on pense à bien récupérer, à se remobiliser. » Souvent critiqué pour sa fragilité, le PSG possède une belle occasion de prouver que, comme son entraîneur et le bon vin, il devient meilleur en vieillissant.B. V.