Ligue 1: Cris crucifie l'OM

FOOTBALL Battu à Lyon dans un final de folie (3-2), Marseille est lâché à quatre points de Lille...

Jérôme Pagalou, à Lyon

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La joie des joueurs de Lyon lors de leur victoire face à Marseille, le 8 mai 2011
La joie des joueurs de Lyon lors de leur victoire face à Marseille, le 8 mai 2011 — L.CIPRIANI/AP PHOTO

Le doublé s’annonce compromis pour l’OM. Battus hier (3-2) à Lyon dans une rencontre cruciale pour le haut du tableau, les joueurs de Didier Deschamps comptent à présent quatre points de retard sur le leader lillois, et presque cinq en tenant compte de la différence de buts (+ 29 contre +20). Ils pourront certes longtemps pester contre l’arbitrage de M. Lannoy, qui a refusé l’ouverture du score de Loïc Rémy pour une main inexistante d’André Ayew (12e), ou encore signalé à tort hors-jeu alors que l'ancien Niçois allait défier Hugo Lloris quelques minutes plus tard.

Lisandro encore décisif

Il n'empêche: Marseille avait fait le plus dur en effaçant en moins de dix minutes deux buts de retard. Et ce grâce à une bourde de Jimmy Briand profitant à Lucho (70e), avant le but opportuniste de Rémy. Mais Cris, capitaine tant de fois décrié cette année, a délivré les siens sur une superbe reprise aux abords de la surface (84e). Un but qui vaut de l’or, dans un nouveau finish de folie après le culte 5-5 de la saison dernière, puisque Lyon prend deux points d’avance sur le PSG dans la course à la Ligue des champions (avec une différence de buts de +23 contre +16) et revient même à trois points de l’OM (2e). Force est de constater que l’OM n’a pas cette saison dans ses rangs un attaquant capable d’inscrire une quinzaine de buts, comme Mamadou Niang (18) lors de son sacre l’an passé. Or Lyon possède ce joueur en la personne de Lisandro. L’Argentin, qui a signé son 16e but sur un penalty qu’il a provoqué en poussant Souleymane Diawara à la faute (25e), a encore été décisif. Epatant par sa capacité à balayer avec rage tout le couloir gauche, Lisandro a même relancé le débat sur son meilleur poste hier. D’autant qu’il a offert à son compatriote Delgado le deuxième but (69e).