Affaire des quotas: le point après la première journée d'auditions

FOOTBALL Les deux commissions d'enquête étaient à pied d'oeuvre toute la journée de mardi...

Antoine Maes
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François Blaquart au siège de la FFF, le 29 avril 2011 à Paris.
François Blaquart au siège de la FFF, le 29 avril 2011 à Paris. — B.Langlois / AFP

La partie de cache-cache a duré toute la journée de mardi, devant le siège de la fédération, boulevard Grenelle, à Paris. Les commissions d’enquête diligentées par la FFF et le Ministère des sports y tenaient leurs premières auditions des participants à la fameuse réunion de novembre 2010, de laquelle est sortie les révélations de Mediapart sur la possible existence de quotas raciaux dans la formation française. Pour les auditeurs comme pour les audités, le but était d’éviter les questions, et quand ce n’était pas possible, de faire en sorte de ne pas y répondre.

Quatre auditions mardi, beaucoup d’autres dans la semaine

«Laissez-nous faire notre boulot», s’est emporté Patrick Braouezec, le président de la commission montée par la fédération, dont la messagerie téléphonique annonce dorénavant qu’il ne répondra pas aux questions sur le sujet. C’est d’abord le DTN, François Blaquart, qui a été cuisiné, en début d’après-midi. Suspendu depuis les révélations, il est entré par une porte dérobée. Deux cadres fédéraux, dont le directeur de l’INF Clairefontaine, sont ensuite passés devant les enquêteurs. C’est Erik Mombaerts, le sélectionneur des espoirs, qui a terminé la journée d’entretiens, en arrivant à 17h30, par la porte principal, sereinement, mais avec une demi-heure de retard sur l’horaire convenue.

Laurent Blanc attendu vendredi ou samedi

Les auditions continueront jusqu’à la fin de la semaine, avec la grosse quinzaine de cadres techniques présents en novembre. La plus attendue? Celle de Laurent Blanc, actuellement en Italie, qui devrait se tenir «vendredi ou samedi, et plutôt ici», explique Laurent Davenas, le collègue de Patrick Braouezec. C’est le seul à s’être un peu étendu sur cette longue journée. «Tout s’est très bien passé. On a fait passer un certain nombre d’auditions. C’était long? Nous avions beaucoup de questions. Pour le moment, on écoute les uns et les autres. Erik Mombaerts nous a-t-il convaincu? Il n’a pas à nous convaincre, il nous a raconté sa version des faits. A nous de faire la synthèse.» Vu la longueur des journées Boulevard Grenelle, ce n’est pas une mince affaire.

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