Affaire des quotas: «Si j'ai heurté certaines sensibilités, je m'en excuse», déclare Laurent Blanc

N. Bu.

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Le sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc, lors d'un point presse à Clairefontaine, le 23 mars 2011.
Le sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc, lors d'un point presse à Clairefontaine, le 23 mars 2011. — P.Emile/Sipa

Il fait son mea culpa mais n’accepte pas le procès d’intention fait par Mediapart. Alors que la polémique ne cesse d’enfler au sujet de possibles quotas de joueurs blancs que la direction technique nationale (DTN) du foot français aurait voulu instaurer, le sélectionneur de l’équipe de France, Laurent Blanc, a de nouveau réagi ce samedi. Dans un communiqué publié en début de soirée sur le site de la FFF,  quelques heures après la suspension du DTN François Blaquart, Blanc «admet» que «certains termes employés au cours d'une réunion de travail, sur un sujet sensible et à bâtons rompus, puissent prêter à équivoque».

«Si j’ai heurté certaines sensibilités, je m’en excuse» écrit l’ancien défenseur central des Bleus qui concède ainsi, comme le DTN, que la réunion du 8 novembre dernier, dont les propos ont été rapportés par Mediapart, a bien eu lieu. Mais il ajoute qu’«être soupçonné de racisme ou de xénophobie, moi qui suis contre toute forme de discrimination, je ne le supporte pas».

«Avoir de bons joueurs pour une bonne équipe de France»

Visant Mediapart, à l’origine des révélations sur un supposé accord secret passé lors de cette fameuse réunion, Blanc assure ensuite qu’il «faut être de mauvaise foi pour ne pas voir que le débat auquel j'ai participé n'avait évidemment pas pour objectif de ‘diminuer le nombre de noirs et d'arabes dans le football français’, comme voulait le laisser entendre le titre outrancier de l'article».

Et d’expliquer que son «seul souci est d'avoir de bons joueurs pour une bonne Equipe de France, qu'ils soient petits ou grands, quels que soient leur lieu de naissance ou leurs ascendances. C'est assez facile à comprendre sauf, apparemment, pour ceux qui, pour des motifs qui m'échappent, mais avec des procédés douteux, mélangent tout et font un mal considérable, et pas seulement au football français», conclut le sélectionneur.

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