Paris, la Coupe dans la peau

FOOT Le PSG bat Angers (1-3) et retrouvera Lille en finale de la Coupe de France...

A Angers, Antoine Maes

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Les Parisiens Nenê et Marcos Ceara célèbrent un but lors de la victoire du Paris-SG à Angers, en Coupe de France, le 20 avril 2011
Les Parisiens Nenê et Marcos Ceara célèbrent un but lors de la victoire du Paris-SG à Angers, en Coupe de France, le 20 avril 2011 — F.PERRY/AFP

A force, on va leur faire une carte de fidélité. Paris, tenant du titre, a une nouvelle fois sorti sa carte d’abonnement, à Angers (1-3), histoire de se qualifier pour une nouvelle finale de Coupe de France , la 12e de son histoire. C’est une habitude maison: en mai, Paris n’est pas toujours dans le peloton de tête de la Ligue 1, mais très souvent au Stade de France. Et cette saison, ce sera même les deux. Le 14, le PSG affrontera donc Lille, avant de retrouver le Losc une semaine plus tard au Parc des Princes. Pour y jouer quoi? Personne ne le sait encore, mais tout est ouvert.

Nenê-Bodmer, duo gagnant

La Coupe, Paris l’a donc dans son ADN, et ça s’est vu tout de suite. Jamais paniqués, jamais embêtés par une ambiance gentiment hostile, les Parisiens ont commencé par mettre ce qu’il fallait pour ne jamais s’affoler. Du calme, de la maîtrise, et quelques éclairs pour piquer le SCO. Très disciplinés, les hommes de Jean-Louis Garcia ont été punis les seules fois où on les a vus casser leur plan de jeu. Ce sont ces moments-là qu’a choisi le couple Nenê-Bodmer pour entrer en scène. Sur le premier coup de poignard, c’est le Brésilien qui offre au Français la possibilité de faire admirer son extérieur du pied (0-1, 22e). Sur le second, c’est l’ancien lillois qui envoie le gaucher couper le sifflet à tout l’Anjou (0-2, 51e).

>> Un match à revivre en live comme-à-la-maison

Mais pour s’attirer les bonnes grâces de cette compétition, il faut sans doute un peu de respect pour ce qui fait son charme. A Jean-Bouin, il a duré dix minutes: l’intervalle entre le but de l’espoir de Renouard (1-2, 52e), et la fin de la récré sifflée par Hoarau (1-3, 62e). C’est tout ce qu’aura arraché la terreur angevine, qui avait déjà fait chavirer Valenciennes et Bordeaux dans les tours précédents. Mais il n’y a que le PSG pour être à ce point dans les petits papiers de la Coupe de France.