Playoffs NBA: Les Lakers sont-ils cuits?

BASKET Les critiques pleuvent sur les joueurs de Phil Jackson, battus par les Hornets lors du premier match...

Philippe Berry, à Los Angeles

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Pau Gasol, Kobe Bryant et Derek Fisher, lors de la défaite des Lakers en play-offs face aux Hornets, le 17 avril 2011.
Pau Gasol, Kobe Bryant et Derek Fisher, lors de la défaite des Lakers en play-offs face aux Hornets, le 17 avril 2011. — REUTERS/Lucy Nicholson

C'est la discussion du moment dans les sports bars de West Hollywood: les Lakers, double-champion en titre, sont-ils carbonisés? La défaite, dimanche au Staples Center, contre des Hornets qu'ils avaient pourtant dominés à quatre reprises lors de la saison régulière, relance le débat autour d'une équipe vieillissante et qui n'aurait plus vraiment la niaque. Est-ce grave, docteur? On ouvre la bouche et on dit 33, comme le nombre de points claqués par Chris Paul dimanche dernier.

Les Lakers sont-ils vieux?

En un mot: oui. Leur «six» majeur (avec Bynum et Odom, qui se partagent toujours les minutes) pointe à 30,5 ans de moyenne, contre 26,5 à la Nouvelle-Orléans. Pour autant, c'est l'éternel débat: quand une équipe vieillissante gagne, elle est expérimentée; quand elle perd, elle est cramée. Demandez aux bookmakers: ils misent davantage sur l'expérience des Lakers ou des Celtics que sur la fougue des Thunder.

Les Lakers ont-ils encore envie?

La banderille vient de la légende Jerry West en personne. «S'il y a une balle perdue, combien de fois la récupère-t-ils?», demandait-il en janvier dernier, estimant que les pneus étaient «usés». Mais demandez à Kobe Bryant si ses cinq bagues sont trop lourdes et le sourire de tueur est toujours là: il a encore soif de «W» (win). Après son match sans (8 points, 6 rebonds, dont 0 offensif), dimanche, Pau Gasol n'a, lui, pas cherché d'excuse: «Je dois être plus agressif», a-t-il reconnu.

Les Lakers sont-ils capables de gagner un dimanche après-midi?

Sur les forums, un argument assez improbable revient assez régulièrement: les favoris de Jack Nicholson ne sont pas capables de gagner un match disputé le dimanche après-midi. De fait, les cinq rencontres de la saison régulière ayant démarré à 12h30 ou 15h30 se sont soldées par une défaite. Gasol a peut-être démocratisé la sieste espagnole.

Ont-ils pris les Hornets de haut?

Comme le souligne le L.A. Times, les Lakers «ne se mettent à jouer que quand ils ont peur». Avec six défaites sur les huit derniers matchs, le trouillomètre devrait commencer à grimper. Mais face à des Hornets orphelins de David West, tout le monde promettait une série facile à la bande à Kobe. C'était sans compter sur le match d’anthologie de CP3 (33 points, 14 passes, 7 rebonds). Sera-t-il capable de remettre ça, alors que Steve Blake, le meneur remplaçant des Lakers remis de sa varicelle, devrait permettre à Fisher d'économiser ses jambes? Réponse ce mercredi soir, pour un match 2 déjà décisif.