LEs azuréens n'ont pas du tout assuré

FRANçois launay

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Les Niçois de David Bellion ont été dépassés hier soir.
Les Niçois de David Bellion ont été dépassés hier soir. — J.C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

E n l'espace de 90 minutes, le Losc a effacé hier cinquante-six ans de frustration. Grâce à son succès à Nice hier en demi-finale (0-2), le club nordiste s'est offert un superbe retour vers le passé. Pour la première fois depuis 1955, le Losc disputera la finale de la Coupe de France. Le 14 mai, les Dogues retrouveront Angers ou le PSG au Stade de France.
Les doutes des dernières prestations en championnat sont oubliés. Leader de Ligue 1, finaliste de la Coupe de France, Lille va vivre une fin de saison palpitante avec un incroyable doublé en ligne de mire. Pour Nice, le scénario sera beaucoup moins glamour. Le rêve de finale envolé, l'OGCN doit vite se reconcentrer pour aller chercher un maintien qui lui tend les bras. Mais pour s'en sortir, il faudra montrer plus de choses qu'en première mi-temps. Malgré un Ray chaud bouillant, les Azuréens sont passés à côté de leur match de l'année. Dominés d'entrée par les hommes de Rudi Garcia, les Aiglons n'auront jamais eu de quoi espérer. Si la frappe de De Melo (29e) sur la barre donne le ton, c'est un claquage qui va changer le cours du match.
Touché à la cuisse (31e), Balmont doit céder sa place à un Hazard, préservé sur le banc en début de match. Coaching gagnant de Rudi Garcia car sur son deuxième ballon, le Belge va faire mouche après un une-deux avec Obraniak (44e). Un but juste avant la pause suivi d'un autre au retour des vestiaires quand Gervinho, servi par… Obraniak, s'en va tromper Letizi (46e). Nice ne s'en relèvera pas.
Malgré une tête de Mouloungui sur le poteau (55e), malgré une grosse pression en fin de match, l'OGCN ne trouvera pas la faille. Comme il y a trois mois en Ligue 1, les Dogues repartent de la Côte d'Azur avec les dents longues, celles de l'ambition.