Joël Bats: «Greg peut me demander ce qu'il veut»

INTERVIEW L'ancien entraîneur spécifique de Grégory Coupet retrouvera son ami au Parc des Princes, dimanche soir...

Propos recueillis par Stéphane Marteau

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L'ancien gardien de Lyon, Grégory Coupet (à g.) avec son ancien entraîneur spécifique, Joël Bats, lors de la finale de la Coupe de France, le 24 mai 2008 au Stade de France.
L'ancien gardien de Lyon, Grégory Coupet (à g.) avec son ancien entraîneur spécifique, Joël Bats, lors de la finale de la Coupe de France, le 24 mai 2008 au Stade de France. — P.Kovarik/AFP

Avant le choc de dimanche entre le PSG et l’OL, Joël Bats a accepté d’évoquer pour 20Minutes sa relation avec le gardien parisien Grégory Coupet, qu’il a dirigé durant huit ans à Lyon.

Quels sentiments vous animent avant de retrouver Grégory pour ce qui pourrait être son dernier match contre l’OL?

Je ne suis pas sûr que ce soit le dernier et je n’ai pas envie d’imaginer qu’il arrête à la fin de la saison. Quand on voit ce que fait Van der Sar à Manchester alors qu’il a 41 ans, on peut imaginer que Greg, qui n’en a que 38, ait envie de continuer, tellement il est costaud et guerrier. Il en est capable. Depuis quelques matchs, il monte en puissance et apporte sa sérénité. Il a retrouvé le goût de la compétition et les réflexes d’un gardien de haut niveau.

Quel regard portez-vous sur sa saison au PSG?

Le connaissant, je sais qu’il a souffert. Il a commencé comme titulaire avant de perdre sa place à la suite d’une prestation moyenne. C’était peut-être un peu précipité. Les gardiens ont le droit à l’erreur et il n’en a pas fait tant que ça. Mais il a été capable de se remettre en question et d’être un très bon numéro deux en aidant Edel. C’est Greg dans toute sa générosité.

Quelles images conservez-vous de vos huit ans de collaboration?

J’ai connu le sportif et j’ai ensuite appris à découvrir l’homme. Notre relation dépasse le cadre professionnel. Greg peut me demander n’importe quoi, il sait que je serai toujours présent. Et c’est réciproque. Durant huit ans, on a essayé de se sublimer. Je l’ai poussé dans ses limites et on peut compter sur les doigtsd ’une main les matchs où il est
passé au travers. C’est ce que je cherche toujours à faire avec mes gardiens. Mais pour y parvenir, il faut une grande complicité et une confiance réciproque. Greg, je lui aurais demandé de traverser le Rhône, il l’aurait fait.