NBA: Et si Tony Parker revenait jouer en France?

BASKET Le meneur des San Antonio Spurs n'exclut pas de revenir en France en cas de lock-out...

Stéphane Marteau

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Tony Parker, le meneur de jeu des San Antonio Spurs, le 6 janvier 2011, à Boston.
Tony Parker, le meneur de jeu des San Antonio Spurs, le 6 janvier 2011, à Boston. — B.SNYDER/REUTERS

«Tout le monde en parle, mais on ne sait pas trop ce qui va se passer.» Tony Parker a beau faire partie du gratin de la NBA, la menace de lock-out (une fermeture du championnat d’une durée indéterminée en raison de désaccord entre la ligue, les dirigeants et les joueurs sur les nouvelles conditions salariales) pour la saison prochaine ne le laisse pas insensible. Car la grève couve outre-Atlantique: les accords salariaux arrivent à échéance le 30 juin, et les patrons des franchises aimeraient baisser les émoluments de leurs joueurs. «Les négociations vont débuter en juillet et on ne sait pas combien de temps elles vont durer», explique le meneur français à 20Minutes.

«Tout dépend combien de temps ça va durer»

Le bras de fer pourrait durer des mois, comme en 1998-99 où la saison régulière avait été largement écourtée (50 matchs contre 82 normalement). Et dans ce cas, envisager le rapatriement en Europe de quelques stars est théoriquement possible. Mais en cas de lock-out, Tony Parker compte d’abord «rester en vacances.» «Tout dépend combien de temps ça va durer. J’aurai fini avec l’équipe de France le 18 septembre. J’aimerais ensuite me reposer un mois, un mois et demi. Après, on verra si on est toujours en vacances. Mais d’ici là, je pense que tout sera réglé.»

A l'Asvel? «Oui, pourquoi pas»

Si ce n’est pas le cas, rien n’interdit d’imaginer un retour de «TP» en France. Et plus précisément à Villeurbanne, dont il est l’un des dirigeants? «Oui, pourquoi pas. Ca peut-être envisageable. Si je joue, ce n’est pas pour l’argent», souffle le triple champion NBA. Pour lui, le problème n’est pas là. Son hypothétique arrivée risquerait de déstabiliser l’effectif de l’ASVEL. «C'est clair que si vous vous habituez à jouer avec certains joueurs et qu'ensuite ils partent, c'est difficile», lâche Tony Parker.