Les Lillois perdent leurs nerfs

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Adil Rami a fustigé ses coéquipiers.
Adil Rami a fustigé ses coéquipiers. — M.libert / 20 minutes

A force de répéter qu'elle ne les concernait pas, Lille a fini par être rattrapé par la pression du sprint final. Battu samedi à Monaco (1-0), le Losc a tout fait à l'envers. Un match moyen, un but litigieux concédé sur une erreur de Rami, une expulsion évitable de Gervinho coupable d'un geste d'humeur, le leader est tombé dans le piège monégasque. « On doit assumer notre position. Et puis, on ne doit pas se rebeller quand on subit une faute », regrette Rudi Garcia, le coach lillois, dans une critique à peine voilée sur Gervinho. Adil Rami, lui a pris moins de gants.

« ça me casse les couilles »
Enervé par cette quatrième défaite de la saison, le défenseur s'est lâché devant les caméras de Foot+. « Il y a eu des choses pas très réglos de la part de quelques joueurs et ça me casse les couilles. Soit tu donnes ton corps à la science, soit tu calcules et tu ne joues pas au Losc », a balancé Rami, pourtant pas irréprochable, avant de regretter ses propos un peu plus tard. « Je dis toujours des bêtises quand je suis énervé. » Reste que ces déclarations pourraient laisser des traces dans le vestiaire. Mis sous pression par des concurrents plus expérimentés dans la course au titre, le Losc est-il en train de craquer ? Pas forcément, car hier l'OM n'a pas gagné et le leader garde trois points d'avance sur son dauphin. Du coup la sérénité reste de mise. « On ne se prend pas la tête », martèle Florent Balmont. Vu le scénario monégasque, on peut quand même en douter.f. L.