« Je ne suis pas quelqu'un qui lâche »

Recueilli par Rémi Bostsarron
— 
Plasil a marqué 3 buts en Ligue 1 cette saison.
Plasil a marqué 3 buts en Ligue 1 cette saison. — A.Reau/Sipa

   Seul joueur, avec Fernando, à avoir disputé toutes les rencontres de L1, le numéro 18 bordelais plie mais ne rompt pas. 

   Qu'avez-vous retiré du match nul (0-0) obtenu à Nancy, samedi dernier ?
  Pas grand-chose, parce qu'on n'a pas trop existé offensivement. Ce n'est pas nouveau. A certains moments, on a créé des décalages sur le côté, mais il n'y avait personne devant le but, donc c'est compliqué de marquer.
  Ce manque d'efficacité n'est-il pas 

   frustrant pour un créateur comme vous ?
  C'est sûr, c'est frustrant, mais c'est aussi à nous d'essayer, de frapper de loin ou de faire un petit exploit. Ce n'est pas qu'aux attaquants de marquer. Moi-même, je voudrais marquer plus, je voudrais être encore plus décisif.
  Ne ressentez-vous pas d'usure ?
  Je ne suis pas quelqu'un qui lâche, mais il y a des matchs où c'est difficile. A Nancy, j'avais les jambes un peu dures. En plus, leur synthétique, c'est du béton. J'en ai encore mal aux genoux. Et puis, il y a la sélection, les voyages, tout ça…
  Ces matchs internationaux ne vous 

   offrent-ils des parenthèses bienvenues ?
  Si, c'est vrai. Je ne dirais pas que ce sont des bouffées d'oxygène, mais on change d'endroit, on essaye de penser à autre chose. Jouer contre l'Espagne (2-1), il y a dix jours, ce n'était pas super parce qu'on courait après le ballon, mais ça m'a fait du bien ! Malgré tout, je garde toujours en tête qu'on est en train de faire une mauvaise saison, et qu'on pourrait faire plus. 

Le genou de Wendel inquiète

Fernando (genou), Chalmé (adducteurs) et Marange (mollet), ne se sont pas entraînés hier. Wendel non plus, et son cas interpelle : à Nancy, le Brésilien a été touché au genou droit, comme en finale de la Coupe de la Ligue, en 2009. Une blessure qui l'avait privé de la fin de saison.