Jean-Pierre Dick: «J'ai beaucoup appris de Loïck (Peyron)»

Propos recueillis par A.P.

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Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron à l'arrivée de la Barcelona World Race, le 4 avril 2011.
Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron à l'arrivée de la Barcelona World Race, le 4 avril 2011. — G.Nacarino / REUTERS

Après plus de trois mois de mer, Jean-Pierre Dick a retrouvé la terre ferme. Pour la première course de son nouveau monocoque Virbac-Paprec, le Niçois a maîtrisé de bout en bout cette deuxième Barcelona World Race. Pour 20minutes.fr, il revient sur cette victoire et évoque sa complicité avec son coéquipier, Loïck Peyron.

Comme savourez-vous cette victoire avec Loïck Peyron?

Je vis un moment exceptionnel. Retrouvez sa famille, ses proches après trois mois de mer et en vainqueur, c’est un moment unique. On le savoure à sa juste valeur avec Loïck, on vient juste de dévorer notre premier steak et de descendre une bière espagnole. Je suis aussi agréablement surpris par la foule présente lors de notre arrivée. C’est bien de voir l’engouement populaire pour la voile en Espagne.

Comment s’est passé la «cohabitation» avec Loïck Peyron?

Je me sens comme un privilégié d’avoir pu être son partenaire. Je connaissais l’immense marin qu’il était, j’ai appris à mieux découvrir l’homme. Loïck est une belle personne et j’ai beaucoup appris de lui lors de ces trois mois passés en mer.

Est-il aussi bavard que sur la terre ferme?

Presque. Mais on était le plus souvent concentré sur de la course et le bateau. D’ailleurs, j’ai amené deux livres – pas spécialement des livre intellectuels – que je n’ai pas finis. Mais on a quand-même eu l’occasion de s’évader de la course, on a même regardé quelques DVD ensemble.

Maintenant, vos pensées sont-elles déjà tournées vers le prochain Vendée Globe?

Ce bateau a été conçu pour cet objectif. On a pu voir qu’il allait vite et qu’il était fiable. Avec cette victoire, je sais que je vais être considéré comme l’un des favoris du prochain Vendée. J’y pense déjà. Je n’ai pas oublié que je menais la course avant de devoir abandonner lors de la dernière édition.