La leçon de maintiendes Strasbourgeois

Floréal Hernandez

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Matt Farmer transperce la défense de Cergy. Le demi d'ouverture a inscrit 16 des 31 points du succès strasbourgeois.
Matt Farmer transperce la défense de Cergy. Le demi d'ouverture a inscrit 16 des 31 points du succès strasbourgeois. —

Les rugbymen strasbourgeois sont entrés sur le terrain en passant au milieu d'une haie d'honneur et au son des tambours. Les hommes de Philippe Braem en sont sortis après avoir communié tous ensemble en cercle en chantant leur maintien en Fédérale 1. Car grâce à leur succès face à Cergy-Pontoise (31-13), hier, Le Racing a obtenu le droit de passer une seconde saison au troisième échelon national.
Entre-temps, les Strasbourgeois ont livré une rencontre où le bon – la première période ponctuée par deux essais de Bronquard et Pauthe (17-0) – a côtoyé le brouillon entre la 41e et la 70e où les Strasbourgeois encaissent 13 points. « Je prends la responsabilité de la deuxième période, avoue Philippe Braem . Car j'ai mis trop d'émotion dans mon discours à la mi-temps. »
Personne ne lui en tiendra rigueur. Surtout pas ses joueurs. A peine entré dans le vestiaire où le Waka waka de Shakira résonne, Osso Fernandez le soulève de terre. Le capitaine Nicolas Tisané ponctue une réponse d'un « Merci à Philippe ». L'entraîneur s'est lui aussi fendu d'un hommage à ses joueurs. « Trois ou quatre ont joué sous infiltration aujourd'hui. » Si sous le coup de l'émotion, le Toulonnais a eu quelques difficultés à trouver ses mots, sa faconde lui est vite revenue. « On a travaillé durement, très durement, cette année. Dans la neige, la boue... Plus, c'est difficile, plus on y va. Un lien fort s'est créé. Sur le terrain, mes joueurs sont des frères. » Ce maintien acquis avant la dernière journée ravit aussi les dirigeants strasbourgeois. « Cette année, on va avoir trois mois pour travailler contre quinze jours seulement l'an dernier », sourit Eric Dubois.