marseille garde le contact

à lens, françois launay

— 

Le milieu Benoît Cheyrou (en bleu) a offert la victoire aux Marseillais.
Le milieu Benoît Cheyrou (en bleu) a offert la victoire aux Marseillais. — m.libert / 20 minutes

La malédiction du stade Bollaert n'est plus qu'un mauvais souvenir. Incapable de s'imposer dans l'Artois depuis huit ans, Marseille a vaincu le signe indien. Vainqueur hier (0-1) sur la pelouse de sa bête noire lensoise, l'OM réalise dans la foulée une excellente opération. Avec ce troisième succès d'affilée en Ligue 1, les hommes de Didier Deschamps restent deuxièmes à quatre points du leader lillois. Dans une journée où Rennes, Paris et Lyon ont calé, le champion de France en titre est le seul poursuivant à suivre la cadence infernale imposée par le Losc. Mieux, avec trois points d'avance sur la troisième place, l'OM prend une petite option sur un ticket en Ligue des champions. Lens, de son côté, pourrait regarder la Ligue 1 depuis son canapé la saison prochaine. Dix-neuvième avec cinq points de retard sur Auxerre, premier non-relégable, les Sang et Or voient le fossé se creuser à neuf journées de la fin. Pourtant, les Nordistes n'ont pas démérité hier soir.

Mandanda sort le grand jeu
Dans une rencontre entre un club qui lutte pour sa survie et un autre qui vise le titre, on attendait des étincelles. Mais le début de match ressemble à un pétard mouillé. Pour voir du spectacle, il faut plutôt regarder du côté des tribunes avec un grand tifo sang et or flottant sur un Bollaert chaud bouilant. Finalement, après une première demi-heure indigeste, c'est une tête d'Eduardo (34e) sur la barre qui lance la partie. Dans la foulée, Rémy se présente devant un Runje impérial (37e). Sans doute jaloux des performances de son confrère, Mandanda se met en valeur en allant chercher une tête de Jemaa (41e). Le portier marseillais ressort le grand jeu dès la reprise en déviant une frappe d'Hermach (51e). La chance de Lens est passée. Sans être impressionnant, l'OM reprend le contrôle et abat son adversaire de sang-froid. A la 69e minute, Benoit Cheyrou endosse le costume du tueur avec une frappe qui laisse Runje immobile. Suffisant pour laisser un peu de suspense en Ligue 1.