Jérôme Fernandez à Toulouse: le retour d'un expert qui en annonce d'autres?

HANDBALL Le capitaine de l'équipe de France revient en France...

A.M.
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Jérôme Fernandez, le 12 mars, à Montpellier.
Jérôme Fernandez, le 12 mars, à Montpellier. — DAMOURETTE/SIPA

Même à 34 ans, Jérôme Fernandez fait encore des envieux. Le capitaine de l’équipe de France, courtisé par les clubs de Nantes et Dunkerque, s’est engagé avec Toulouse, sous réserve que la Ligue accepte son statut de joker médical. Plus qu’un renfort sportif évident pour l’avant-dernier de la LNH, c’est surtout un signal fort pour un championnat qui souffre de la comparaison en terme de notoriété avec celles des Experts. «C’est très positif. Derrière la locomotive bleue, les wagons doivent se raccrocher», explique Philippe Bana, le directeur technique tricolore.

Un coup de boost pour les clubs

Pour le joueur, c’est avant tout un choix du cœur, «un retour à ses origines» selon Bana. Mais pour les clubs, c’est surtout un énorme coup de boost. «On franchirait un cap dans l’ambition avec un joueur de ce calibre», expliquait le coach dunkerquois Yérime Sylla quand il espérait encore rapatrier l’arrière-gauche des Bleus dans le Nord. A Nantes, un sponsor était prêt à prendre une partie de son salaire en cas d’arrivée. «C’est un gage de crédibilité sur le plan sportif et aussi sur celui du sponsoring», expliquait Gaël Pelletier, le président nantais. Dans la Ville Rose, outre l’influence de Claude Onesta, resté très proche du club, la logique est la même.

«Ca peut donner des idées aux jeunes»

Le joueur y trouve aussi évidemment son compte. Même si le choix sportif peut paraître discutable, alors que Fernandez a en point de mire les JO de Londres en 2012. «Des gens comme Fernandez sont accomplis, avec une grosse expérience. Et les Jeux ne sont que dans 12 mois», relativise Philippe Bana. Le DTN français voit même plus loin, et imagine le signal envoyé aux jeunes joueurs impatients qui veulent quitter rapidement la France. «Ca peut leur donner des idées. Une façon de leur dire que si partir jeune était le bon chemin il y a 10 ans, ce n’est peut être plus le cas aujourd’hui», espère Philippe Bana. Un parcours à l’image de celui de Xavier Barachet, qui ne rejoindra Ciudad Real qu’en 2012.