Ligue 1: Marseille-PSG, un «clasico» qui vaut cher

© 2011 AFP

— 

Le Parisien Nenê et le Marseillais Valbuena, le 7 novembre 2010, à Paris.
Le Parisien Nenê et le Marseillais Valbuena, le 7 novembre 2010, à Paris. — A.PIERRE/SIPA

Marseille pour rester dans le sillage des équipes de tête, Paris pour ne pas tomber dans le gouffre: le «clasico» de dimanche (21h00) au Vélodrome, comptant pour la 28e journée de Ligue 1, vaut cher pour deux équipes en appel, descendues pleines de regrets du wagon européen dans la semaine. Les conséquences les plus lourdes en cas de défaite seraient vraisemblablement pour le Paris SG, qui reste sur quatre rencontres sans victoire toutes compétitions confondues et décrocherait un peu plus du quatuor de tête.

Un revers au Vélodrome, outre qu'il raviverait le spectre d'une saison blanche, pourrait aussi fissurer un peu plus le vestiaire, alors que le nul concédé contre Montpellier (2-2) dimanche dernier a exacerbé les tensions, notamment autour du cas Nene. Il a fallu un recadrage d'Antoine Kombouaré lundi puis une intervention du président Robin Leproux mardi pour ramener le calme, mais l'équilibre reste fragile. «A Marseille, on a une obligation de résultat», lance ainsi le milieu Clément Chantôme, alors que le défenseur Christophe Jallet voit ce match comme un possible "tournant» pour le groupe, éliminé jeudi de l'Europa League par Benfica après avoir manqué le coche au match aller.

Un choc ntre éliminés européens

Marseille a lui aussi mordu la poussière en Europe, mardi à Manchester en 8e de finale de Ligue des champions. Une défaite honorable (2-1), que les hommes de Didier Deschamps auraient objectivement pu éviter et transformer en exploit avec plus d'efficacité offensive. Refrain connu, entonné par l'OM depuis le début de saison, et que le PSG peut reprendre tout autant au vu de la maladresse de son duo d'attaquants Hoarau-Erding, loin de son rendement optimal. Ces deux hommes, déjà sous le feu des critiques à l'époque, s'étaient d'ailleurs opportunément réveillés à l'aller (2-1)...

Un match à suivre en live comme-à-la-maison à partir de 21h

Sur ce qu'il a montré contre la machine à gagner anglaise et grand d'Europe, Marseille peut néanmoins prétendre à retrouver cette compétition, voire à sa propre succession au titre de champion de France. Son jeu n'est toujours pas enthousiasmant -- on ne voit guère comment il le deviendrait subitement à 10 matches du terme -- mais l'équipe sait faire bloc, comme elle l'a prouvé à Rennes lors de la 26e journée, où elle a signé un succès (2-0) effaçant en partie la défaite en forme de leçon de football administrée par Lille la semaine précédente au Vélodrome (1-2).

Prendre la mesure d'un Paris SG aux abois semble donc à la portée de la formation olympienne. Même avec un Lucho, leader technique présumé, atteint par le cambriolage dont il a été victime à son domicile et en sa présence jeudi. Même, également, avec cette défaite à Old Trafford en travers de la gorge, qui fait dire au défenseur Gabriel Heinze: «je n'ai pas digéré, cela me fait beaucoup de mal, aujourd’hui encore.» Pour aider ses hommes à penser à autre chose qu'aux regrets anglais, Deschamps leur a d'ailleurs accordé deux jours de repos.  Les supporteurs parisiens n'assisteront pas en direct à l'éventuel effet de ce mini-break. Comme leurs homologues et rivaux marseillais à l'aller, ils n'ont pas été autorisés à se rendre en terre adverse. Question de sécurité, avait alors décidé le ministère de l'Intérieur en prenant cette décision très décriée. Dans sa situation, Paris n'aurait pourtant pas rechigné à quelque soutien supplémentaire.