Redistribution des rôleschez les cadres bordelais

Rémi Bostsarron

— 

Chalmé s'exprime moins qu'avant.
Chalmé s'exprime moins qu'avant. — E.POL/SIPA

C'est l'une des interrogations qui cernent actuellement les Girondins : comment un groupe professionnel fonctionne-t-il sans entraîneur adjoint ? « Il faut que les joueurs se prennent en main, répond Marc Planus. Que les cadres, les joueurs expérimentés en fassent plus et imposent le projet qui a été décidé avec le coach. » Une déclaration de bonne attention qui se heurte à une difficulté : la situation de ces cadres est très variable.

Jouer pour être entendu
Marc Planus, lui-même, revient tout juste sur les pelouses après quatre mois et demi d'absence. Une période pendant laquelle il était « compliqué » pour lui d'être entendu : « Quand vous n'êtes pas sur le terrain, vous n'êtes pas crédible quand vous parlez, » Ulrich Ramé, avec ses 92 minutes de jeu cette saison, aurait donc de quoi s'inquiéter. L'ancien capitaine a tout de même tapé du poing sur la table après la défaite en Coupe de France, à Angers.
Matthieu Chalmé jouait lui un rôle important avec ses fréquentes prises de position publiques. Mais sa relation particulière avec Jean Tigana a changé la donne : depuis son retour sur le banc, après son commentaire de la déroute à Lorient, on ne l'entend plus. Quant à Alou Diarra, le capitaine, même après le départ de Michel Pavon, il ne se voit pas « dépasser ses fonctions ».
Les circonstances renforcent ainsi l'importance d'autres leaders, les stakhanovistes Fernando, Jaroslav Plasil et Cédric Carrasso, qui ont su se rendre indispensables par leurs prestations.

Séance annulée

Alors qu'ils devaient s'entraîner deux fois, hier, les Girondins n'ont finalement passé que la matinée au Haillan. La séance de l'après-midi, qui est généralement réservée aux remplaçants, a finalement été annulée par Jean Tigana.