Ligue des champions : « L’OL n’a pas su rivaliser avec le Real Madrid » reconnait Claude Puel

Propos recueillis à Madrid par Stéphane Marteau

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Il y croyait dur comme fer. Après l’élimination de l’OL, Claude Puel est apparu les traits tirés. Déçu par le visage affiché par son équipe, il espère qu’elle saura rebondir en championnat, dès samedi contre Rennes.

Quel est votre sentiment après cette défaite ?

Je n’ai pas de regrets sur le match, mais sur la manière car nous n’avons pas joué à notre niveau. Le Real y est pour quelque chose. Nous avons réalisé des choses intéressantes en première période sur le plan offensif. Dès que nous arrivions à avoir une certaine maîtrise et à faire des décalages, nous étions dangereux. Mais nous leur avons donné trop de munitions et de ballons faciles. Hugo (Lloris) nous a maintenus dans le match. Nous n’avons pas trop mal débuté la seconde période, mais le deuxième but nous a fait mal. Nous leur avons offert deux beaux cadeaux. A partir de là, le match était plié. Nous n’avons jamais su nous lâcher et élever notre niveau de jeu.

Deux occasions, c’est trop peu…

Oui. Nous avons été trop timorés et avons eu beaucoup de manque, notamment sur le plan technique. Nous n’avons pas su nous libérer et déployer notre collectif. Nous ne devons pas avoir de regrets par rapport au contenu, si ce n’est que nous n’avons pas su rivaliser. Nous devons maintenant nous projeter très vite sur le championnat pour pouvoir disputer à nouveau cette compétition et ce genre de match.

Cette défaite peut-elle laisser des traces dans la perspective du match contre Rennes, samedi ?

Nous savons que l’enchaînement des matchs est toujours particulier et difficile. Nous allons affronter un concurrent direct qui aura eu toute la semaine pour récupérer et se préparer. Il faut mentalement gommer cette soirée. Nous étions trop loin de notre adversaire pour espérer quelque chose. Il faut se concentrer sur le championnat et retrouver les bases de notre jeu.

Jusqu’où peut aller ce Real Madrid ?

Il peut aller au bout s’il conserve sa solidité défensive. Mais la route est encore longue.